Lutte antiterroriste: «Ce débat doit aussi être mené en Suisse»
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Lutte antiterroriste«Ce débat doit aussi être mené en Suisse»

Les derniers rapports sur les présumés activistes du groupe Etat islamique (EI) en Suisse ont gravé la menace terroriste dans les consciences, note l'ambassadrice américaine à Berne.

Suzi LeVine lors d'une rencontre avec le président de la Confédération Didier Burkhalter, début juillet à Berne.

Suzi LeVine lors d'une rencontre avec le président de la Confédération Didier Burkhalter, début juillet à Berne.

D'après Suzi LeVine, la Suisse n'en est encore qu'au seuil de ses débats concernant la lutte antiterroriste, selon une interview à la «Schweiz am Sonntag». «D'un côté, c'est une bonne chose que le danger soit désormais visible aussi en Suisse», affirme Suzi LeVine dans les colonnes de l'hebdomadaire alémanique. Entre 30 et 40 personnes sont considérées comme potentiellement dangereuses, confie-t-elle, précisant que les services de sécurité suisse et américain travaillent main dans la main.

«L'enjeu est de trouver comment dépister les terroristes et leurs plans, tout en préservant le droit des citoyens à la sphère privée», poursuit l'ambassadrice américaine. «Je crois que ce débat doit être également mené en Suisse», ajoute Mme LeVine, pour qui Berne n'en est qu'à ses débuts dans ses réflexions essentielles sur la menace terroriste et la protection de la sphère privée. «On ne peut pas avoir 100% de sécurité et 100% de sphère privée», assure-t-elle. (ats)

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