Krueger: «Ce groupe me fait vraiment plaisir»
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Krueger«Ce groupe me fait vraiment plaisir»

A une semaine d'entamer son douzième championnat du monde à la tête de l'équipe de Suisse, Ralph Krueger s'est confié à Sportinformation sur l'état d'esprit qui l'anime.

D'ordinaire optimiste, le sélectionneur national est resté fidèle à son personnage et a fait part de sa grande confiance envers le groupe dont il dispose pour affronter la France dans le premier match du championnat du monde, vendredi à Berne.

Ralph Krueger, comment jugez-vous la préparation à une semaine du coup d'envoi?

Ralph Krueger: Pour l'instant, je n'ai que d'excellents sentiments. Tout s'est déroulé avec harmonie et la dynamique du groupe fut très bonne dès le premier entraînement sur glace à Lenzerheide et n'a cessé de s'améliorer jour après jour. L'intensité est plus élevée que jamais.

Vous même avez vraiment l'air satisfait...

RK: Tout à fait! Je sens un réel équilibre et je suis à chaque fois étonné de voir à quel point j'arrive apprécier les moments sur la glace à diriger un entraînement. J'ai énormément de plaisir à travailler avec ce groupe et j'ai également appris à mieux gérer les circonstances défavorables avec l'expérience.

Avant ce championnat du monde, la presse n'a pas hésité à vous attaquer. Cela vous laisse-t-il indifférent?

RK: Totalement indifférent même! Je n'ai d'ailleurs même pas lu ce à quoi vous faites allusion. Depuis quelques temps, nous sommes dans la période où il est simplement préférable pour ma santé de ne pas lire les journaux. On m'a toutefois informé de certains articles. Vous savez, il y aura toujours des personnes négatives. Les critiques infondées n'entrent jamais dans mon vestiaire. Par contre, lorsqu'il y a un fondement, elles sont toujours prises avec sérieux.

Sentez-vous une plus grande motivation pour ce tournoi à domicile au sein de votre équipe?

RK: Oui. Ce n'est peut-être que 5% de plus, mais je le ressens dans des petits détails ou sur certaines remarques de joueurs. Mais les gars ne sont pas simplement motivés à l'idée de jouer domicile, mais également avec les Jeux olympiques de Vancouver dans un coin de la tête.

L'avantage d'évoluer à domicile aura-t-il un rôle à jouer?

RK: C'est à nous d'en faire un avantage. Je ne suis pas persuadé que cela nous aidera lors des deux premiers matches face à la France et l'Allemagne. Ces rencontres devront être remportées par la Suisse quelles que soient les circonstances. Par la suite par contre, le public pourrait être un réel bonus. En 1998, c'était pareil avec deux matches difficiles contre les Etats-Unis et la Suède avant de voir la patinoire s'enflammer face à la France.

Vous avez sans doute conscience de l'attente du public. Une qualification pour les quarts de finale est le minimum que l'on vous demandera.

RK: C'est sûr. Nos résultats des dernières années ont placé des critères de qualité plus élevés. Mais une telle réussite n'ira pas de soi. Si nous voulons faire partie de Top 8, nous devrons au minimum battre une grosse équipe. Nos adversaires directs - l'Allemagne, la Biélorussie et la Lettonie - sont également de bonnes équipes et c'est important de ne pas l'oublier.

Quels sont vos objectifs concrets?

RK: Tout d'abord, nous voulons atteindre les quarts de finale. Ensuite, les huit formations peuvent gagner. Evidemment, nous voulons aller le plus loin possible et réaliser un exploit. Mais il est surtout important que nous puissions utiliser tout notre potentiel, sans avoir de regret.

A quoi ressemblerait le championnat du monde de vos rêves?

RK: J'aimerais simplement que la Suisse entière puissse avoir de la joie grâce à cette équipe qui a travaillé très fort pour être dans la meilleure forme possible le jour du premier match. Je souhaite que tout le monde soit fier de nous et que le tournoi soit rempli d'émotions.

Lorsque vous arrêterez, que restera-t-il de l'ère Krüger?

RK: Quand mon temps sera passé, on se souviendra que nous sommes parvenus à développer une meilleure culture de travail. Défensivement et dans le jeu sans le puck, nous sommes également devenus bien meilleurs. Mon équipe travaille très fort et j'entends fréquemment des entraîneurs de meilleurs équipes dire qu'ils ont dû se battre face à nous, cela me rend fier.

Propos recueillis par Marco Keller (mk), si Zurich

(ats)

Il reste encore quelques places pour les matches de la Suisse dans le tour préliminaire du championnat du monde. Swiss Ice Hockey a placé en vente les derniers sésames sur son site internet (www.swiss-icehockey.ch) pour les rencontres contre la France (24 avril), l'Allemagne (26 avril) et la Russie (28 avril).

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