Actualisé 23.08.2012 à 04:49

Suisse romande«Ce journal n'est pas à vendre: c'est une hérésie»

Un correspondant régulier du «Cafetier» affirmait vouloir racheter le titre pour obtenir de l'argent d'un aubergiste.
Il s'agissait d'une arnaque.

de
Caroline Gebhard
"Le Cafetier" paraît chaque vendredi et il est distribué aux professionnels de la branche dans toute la Suisse romande.

"Le Cafetier" paraît chaque vendredi et il est distribué aux professionnels de la branche dans toute la Suisse romande.

J.-C. K. se présentait comme le responsable de l'hebdomadaire. Il n'était que simple rédacteur. Lundi, ses rapports de travail ont pris fin abruptement avec la Société des cafetiers, restaurateurs et hôteliers de Genève (SCRHG), propriétaire du «Cafetier», distribué dans toute la Suisse Romande. En cause: une tentative d'arnaque dirigée contre son employeur.

«Il a monté des scénarios mensongers pour faire croire que le journal était à vendre et extorquer des fonds», tonne Laurent Terlinchamp, président de la SCRHG. Un restaurateur vaudois, dont J.-C. K. s'était approché pour qu'il l'aide à racheter le titre, a alerté la SCRHG. «Ce journal n'est pas à vendre: c'est une hérésie!» enchaîne Roland Ray, directeur de Promoédition, éditrice du «Cafetier». De fait, J.-C.K. a profité d'une restructuration au sein de cette entreprise pour monter son scénario: il prétextait pouvoir acquérir l'hebdomadaire pour 45 000 fr. et rechercher deux partenaires prêts à engager 10 000 fr. chacun. Tout était précisé par écrit.

«Il n'était pas question que je rachète le journal: je n'en connais même pas le prix» réplique l'intéressé. J.-C. K. affirme seulement avoir lancé des appels à des investisseurs souhaitant «devenir partenaires du journal». Il explique enfin avoir repris son «indépendance» et être resté en très bons termes avec ses anciens employeurs. De son côté, Laurent Terlinchamp indique n'avoir enregistré, pour le moment, qu'une seule plainte liée à cette tentative d'arnaque. «Nous verrons s'il s'agit d'un épiphénomène ou pas...»

Des casseroles à n’en plus finir

«Je pensais qu’on allait aider un homme à refaire surface» déplore aujourd’hui Roland Ray. Il y a quelques années, J.-C. K. était de tous les combats, ou presque. Porte-parole de divers lobbies, associations, entités publiques et même d’un parti politique, il a généralement laissé un mauvais souvenir et a souvent été démis de ses fonctions. Depuis cinq ans, il faisait peu parler de lui.

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