Festival de cinéma: Ce lundi au FIFOG, la danse et le Liban sont rois

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Festival de cinémaCe lundi au FIFOG, la danse et le Liban sont rois

Pour sa 9e édition, le Festival International du Film Oriental de Genève fait preuve d'une belle diversité, à découvrir ce lundi 7 avril.

par
Catherine Magnin

30 longs métrages, 32 documentaires et 50 courts métrages provenant de 28 pays sont au programme du 9e Festival International du Film Oriental de Genève (FIFOG). Un vaste choix qui permet de parcourir l'Orient à la fois dans ce qu'il interpelle dans l'imaginaire du spectateur, et dans sa réalité.

L'un des axes essentiels du Festival est la thématique du corps, avec des films qui soulèvent des problématiques telles que le handicap, le désir, le pouvoir, la blessure ou le vieillissement. En guise d'entrée en matière, on peut voir ou revoir, ce lundi 7 avril à 17h, l'excellent «Dunia» de Jocelyne Saab. On y suit une étudiante en poésie soufie et danse orientale dans sa quête du surpassement du corps pour danser avec son âme, malgré le poids de la tradition.

La bande annonce du film:

Zoom sur le Liban

Le FIFOG étant une occasion de découvrir aussi bien l'état de la société que l'état de la production cinématographique de quelques pays orientaux, on ne manquera pas aujourd'hui, à 21h, de voir le film du libanais Fouad Alaywan, «Asfouri», qui figure dans la compétition officielle du Festival.

Le décor est un immeuble de Beyrouth construit dans les années 20 et en perpétuels travaux de rénovation. Il a survécu à tous les outrages: au temps qui passe, aux balles, aux tags, aux bombes, et aux bulldozers d'aujourd'hui. L'un des enfants qui y a grandi, y revient après plusieurs années passées à New York. Au gré de ses retrouvailles avec les habitants ou les amis d'antan, c'est plus de 20 ans d'histoire qu'il passe en revue. Comment certaines familles ont fui la ville à l'arrivée de l'armée israélienne. Comment des réfugiés se sont installés dans les appartements vides. Comment certains en ont rénovés. Comment on se dispute pour des broutilles, et comment l'administration met la pression pour détruire l'immeuble sous prétexte de mieux reconstruire.

Un tableau architectural et humain d'une ville, au carrefour entre histoire et poésie. D'ailleurs, "asfouri" est le nom d'un langage codé qu'utilisaient jadis les coiffeurs pour faire passer secrètement des messages à des clients, un langage qui sonnait comme le gazouillis d'oiseau...

Festival International du Film Oriental de Genève

Genève, du 4 au 13 avril 2014

Infos et programme: www.fifog.com

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