Actualisé 02.02.2015 à 16:55

Football - Super League«Ce n'est pas la faute des entraîneurs!»

Xavier Kouassi, capitaine d'un FC Sion qui a déçu durant le 1er tour et qui se retrouve menacé de relégation, reste convaincu que l'équipe valaisanne s'en sortira.

Xavier Kouassi, le FC Sion va-t-il échapper à la relégation?

On n'est pas morts! Nous avons les moyens et la capacité de remonter au classement.

Et pourquoi donc le FC Sion va-t-il se sauver?

A cause de la qualité du groupe, déjà. Nous devons nous appuyer sur ce qu'il y a eu de bon durant le premier tour et essayer de régler les problèmes défensifs pour prendre beaucoup moins de buts. Pour construire une maison, il faut des bases solides. Donc, en football, de bonnes bases arrière. Des occasions de marquer, nous en aurons toujours, à chaque match.

Plusieurs personnes, dont vous-même, avez eu des mots durs pour qualifier les performances de Sion cet automne. Vous avez même parlé de «trouille». Que s'est-il passé dans l'équipe, selon vous, qui expliquerait de si mauvais résultats?

Je n'arrive pas à l'expliquer... Le football a beau être un sport collectif, nous avons payé cher nos erreurs individuelles. Tout le monde a fait son mea culpa durant la pause et est arrivé à l'entraînement avec une autre mentalité devant le nouveau coach. Si nous ne sommes pas rigoureux, n'importe quel entraîneur va se faire chasser par le président après quatre matches! A nous de donner le tempo, de nous galvaniser.

On entend souvent que ce groupe a de la qualité est qu'il est taillé pour prétendre au haut du classement. Mais, à force de voir s'enchaîner les mauvaises saisons, on peut en douter. Comprenez-vous ces doutes?

Je comprends que l'on se pose cette question. Sincèrement, oui, il y a beaucoup de qualité, vraiment. C'est inexplicable de ne pas réussir à gagner avec de tels joueurs. On devrait jouer le haut de tableau.

Vous évoquiez le nouvel entraîneur, Didier Tholot, qui est votre septième coach en une saison et demi à Sion. N'en avez-vous pas marre?

(Large sourire) Ce n'est pas facile... Parce que chaque coach vient avec sa propre personnalité, ses propres attentes, sa propre vision du jeu et de l'équipe. Donc, en tant que joueur, c'est plus compliqué. Mais c'est notre métier et il n'y a pas grand-chose à dire de plus. Heureusement, le football est universel et on se comprend donc immédiatement. Mais je le dis clairement: ce n'est pas de la faute des entraîneurs si nous en sommes là aujourd'hui! Nous, les joueurs, sommes les coupables. Nous nous entraînons bien, nous faisons tout bien, sauf que nous ne ramenons pas de résultats.

Y a-t-il eu des différences énormes entre les discours de tous les entraîneurs que vous avez connus à Sion?

Non, pas énormes. Les différences portent surtout sur des détails. Il faut s'adapter tout de suite aux nouveaux schémas mais sans trop se casser la tête. Le football, en fait, c'est très simple.

Sachant que les jours de votre entraîneur sur le banc du FC Sion sont comptés dès son arrivée, arrivez-vous encore à vous investir dans une relation avec lui? Les joueurs accordent-ils toujours du crédit à l'entraîneur ou sont-ils tentés de dire: «C'est bon, cause toujours, tu seras loin dans deux mois...»?

Non, pas du tout. En tant que professionnel, tu dois toujours écouter le coach, même s'il n'est là que pour une journée (rires). Ce sont les entraîneurs qui ont la bonne vision du football et du jeu. Les joueurs ne sont que des apprentis qui apprennent chaque jour, quel que soit leur âge.

Donc vous continuez de prendre les entraîneurs au sérieux?

Bien sûr, il faut les écouter pour s'améliorer. En plus, en football, tu ne sais jamais comment vont se passer les choses. Tu peux te fâcher avec un coach qui se retrouve plus tard à la tête d'un club dont le président te veux... En football comme dans la vie, il faut être respectueux.

Lequel de vos sept entraîneurs sédunois aurait dû rester?

(Rires) Je ne peux pas répondre à ça! J'ai eu des affinités mais une chose est toujours vraie: si tu bosses, tu as l'entraîneur de ton côté. Content ou pas, qu'il fasse chaud ou froid, je me lève pour aller bosser.

Mais est-il possible de travailler dans un tel climat d'instabilité?

(Sourire) Sincèrement, non. Mais nous devons faire abstraction. Nous devons laisser nos problèmes à la porte du vestiaire, les problèmes avec le coach, la famille, le président. On nous paie pour ça et c'est tout!

Votre contrat vient d'être automatiquement prolongé jusqu'en juin 2016. A si brève échéance, il n'y a souvent que deux options: vous allez être transféré d'ici à l'été, ou vous prolongerez bientôt...

(Eclat de rire) Alors ça, je ne peux pas en parler, vraiment! (ats)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!