Ce n'est pas si facile d'être un chef d'Etat démocratique
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Ce n'est pas si facile d'être un chef d'Etat démocratique

«Ce n'est pas si facile d'être chef d'un Etat démocratique», a estimé mercredi le président Nicolas Sarkozy, au deuxième jour de sa visite officielle en Russie.

Evoquant «les critiques» des médias français à son encontre, le chef de l'Etat a déclaré devant les étudiants de l'université Bauman de Moscou qu'il était du «devoir» d'un président de «les accepter». «Ce n'est pas si facile d'être chef d'un Etat démocratique», a-t-il souligné.

Au lendemain d'un dîner de travail avec le président Vladimir Poutine, Nicolas Sarkozy a rappelé que «la France est amie de la Russie». «La Russie peut compter sur cette amitié, mais quand on est amis, on doit se parler, on doit regarder en face, parler sur les accords et les désaccords», a-t-il précisé.

«La réalité du monde qui se construit est multipolaire. Le monde d'aujourd'hui ne peut pas être géré par une puissance», a encore estimé le président français, chahuté par l'audience quand il a déclaré: «je suis un ami des Etats-Unis».

Enfin, le chef de l'Etat a prôné une plus grande coopération entre la France et la Russie dans les domaines du nucléaire et de l'aéronautique. «Je souhaite que nous ne nous voyons plus en concurrence» sur ces questions, a-t-il déclaré. (ap)

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