Actualisé 30.06.2011 à 16:39

Dangereux détenu en fuite

«Ce n'est plus notre fils»

Le journal alémanique «Blick» a rencontré les parents du dangereux détenu en cavale Jean-Louis B. dans le petit village jurassien où il a grandi.

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La Une du site alémanique «Blick», jeudi 30 juin.

La Une du site alémanique «Blick», jeudi 30 juin.

Avec son épouse atteinte d'un cancer des poumons en phase terminale, le nonagénaire vit dans un immeuble des années soixante. La police lui a rendu visite mardi. C'est à ce moment qu'il a appris l'évasion de son fils. «Notre famille n'a plus de contact avec lui depuis plus de trente ans. Nous avons peur de lui. Ce n'est plus notre fils», explique-t-il. C'est pour cette raison qu'il ne souhaite pas être reconnaissable sur la photo du journal.

Les parents ne possèdent plus rien de leur fils. «Ni photo ni document. J'ai tout détruit», assure le père. Comme le relatait le journal «Le Temps» mercredi, Jean-Louis B. a débuté sa vie de délinquant sexuel par l'agression de sa propre sœur. Il était alors encore mineur. En février 1999, le détenu s'était confié au quotidien romand : «J'ai fait souffrir et je m'en rends compte. J'ai mérité ma peine mais pas plus. Je repense à ces malheureuses histoires et je me dis que tout a dû commencer quand j'avais à peine 5 ans. Je regardais déjà le postérieur de ma mère».

On comprend mieux la crainte des parents lorsque mercredi le journaliste du «Blick» demande au père s'il craint une visite de son fils en cavale. Le nonagénaire lui répond simplement que la police doit l'attraper le plus vite possible.

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