Randonnée: Ce qu'il faut faire lorsqu'on se perd en montagne
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RandonnéeCe qu'il faut faire lorsqu'on se perd en montagne

Eviter de sortir des sentiers balisés, boire, se protéger du froid: les secouristes rappellent les principes de précaution pour un randonneur perdu, après l'expérience d'une sexagénaire restée onze jours sans manger dans les Pyrénées espagnoles.

La première chose à faire quand on se perd en montagne c'est «d'éviter, si possible, de sortir des sentiers balisés», explique le commandant David Petitjean, des policiers secouristes des Alpes, basés à Grenoble (sud-est), soulignant que s'aventurer sur des pentes ou des couloirs expose au risque de chute, parfois mortelle.

En outre, lorsqu'une disparition est signalée, les secouristes orientent prioritairement leurs recherches sur les sentiers avant d'élargir leur zone d'exploration à l'aide d'un hélicoptère.

Il faut ensuite impérativement penser à s'hydrater. «On peut résister longtemps en buvant», comme ce fut le cas de la randonneuse française, perdue dans la montagne du parc national d'Ordesa (Espagne), qui a tenu onze jours sans nourriture grâce à de l'eau de ruisseau.

L'important est aussi de trouver un abri, surtout en cas de mauvais temps, pour se protéger du froid, du vent et de la pluie.

Bien préparer la course

«Rien ne sert de tourner pendant des heures et des heures, on s'épuise inutilement», souligne un ancien commandant du peloton de gendarmerie de haute-montagne de Chamonix.

L'immobilité est d'autant plus indispensable en cas de blessure. «Lorsqu'on est blessé, il ne faut pas bouger car l'organisme s'engourdit et s'affaiblit plus vite», explique le commandant Petitjean.

Pour bien préparer sa course, un randonneur doit emporter un habit chaud, un vêtement de pluie, étudier l'itinéraire, se munir d'une carte au 1/25.000ème, se renseigner sur la météo et prévenir un proche extérieur à la randonnée, rappelle-t-il.

Un randonneur non équipé doit au moins essayer de «s'isoler du sol» froid en se constituant un «tapis» de branches sur lequel s'installer.

Le mieux est encore d'utiliser une couverture de survie pour se confectionner une petite tente en plantant une branche à la verticale, où l'on peut allumer une bougie.

«C'est un truc de spéléo, on arrive à une température de 20°c sous cette tente», assure M. Petitjean.

Pour l'ancien responsable du PGHM, l'élément psychologique joue enfin un rôle essentiel à la survie du randonneur égaré.

«Perdu, on se sent vite démuni. Certains résistent mieux que d'autres», dit-il soulignant l'importance de «garder son sang-froid», la panique provoquant gestes inconsidérés ou efforts inutiles. (afp)

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