#NOUSSOMMESLEFUTUR : Ce qui est fait en Suisse contre le gaspillage alimentaire
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#NOUSSOMMESLEFUTUR Ce qui est fait en Suisse contre le gaspillage alimentaire

Dons de nourriture, fabrique de bière provenant de pain rassis ou collecte de fruits perdus. Voici un aperçu des initiatives locales contre le gaspillage alimentaire.

par
Stephanie Sigrist
Dans de nombreuses villes, des initiatives contre le gaspillage alimentaire ont été lancées.

Dans de nombreuses villes, des initiatives contre le gaspillage alimentaire ont été lancées.

KEYSTONE

2.8 millions de tonnes d’aliments par an sont perdus ou gaspillés sans pouvoir arriver jusqu’à l’assiette en Suisse. Ce qui est non seulement de l'argent gâché, mais ceci a aussi des conséquences dévastatrices pour l'environnement. La production d’aliments engendre 30% de la pollution environnementale dans le monde. Si nous jetons des aliments irréprochables aux ordures, des ressources rares comme l’eau, les sols et les sources d’énergies fossiles, sont inutilement polluées ou consommées en vain. En même temps, une demande accrue en raison des pertes raréfie l’offre mondiale d’aliments, alors que la sécurité alimentaire de nombreuses personnes n’est pas garantie.

Selon l'association Foodwaste.ch, les pertes tout au long de la chaîne alimentaire sont à peu près au même niveau dans tous les pays. Elles diffèrent toutefois dans la répartition le long de la chaîne alimentaire. Alors que dans les pays les plus riches, presque la moitié est jetée par le consommateur final, dans les pays émergents et en développement, il y a très peu de gaspillage dans les ménages privés. Dans les régions les plus pauvres du globe par contre, les pertes durant la récolte, le stockage ou la transformation sont plus élevées, car les technologies efficaces et le savoir-faire nécessaire sont moins facilement disponibles et répandus. En Suisse, près de la moitié des déchets sont produits dans les ménages et la restauration.

Dans de nombreuses villes, des initiatives contre le gaspillage alimentaire ont été lancées, dans le cadre desquelles des aliments encore comestibles mais dont la date de péremption officielle est déjà dépassée sont vendus à un prix réduit, échangés ou donnés. Quelques projets provenant de l’ensemble du territoire sont présentés ici :

Äss-Bar : les produits de boulangerie et de pâtisserie qui n'ont pas pu être vendus avant l'heure de fermeture seront proposés à prix réduit le lendemain dans les Äss-Bars de Zurich, Berne, Bâle, Winterthour, Saint-Gall, Lucerne, Bienne et Fribourg sous l’étiquette « frais d'hier ».

Aufgetischt statt weggeworfen : le surplus de nourriture est distribué au lieu d’être jeté, après l'heure de fermeture aux personnes touchées par la pauvreté dans les cantons de Zurich et d'Argovie.B-Waren Gemüse : ce projet basé à Olten permet de récupérer des légumes de seconde catégorie qui ne peuvent être vendus en gros et de les distribuer aux abonnés.

Bread Beer : la société Damn Good Food & Beverages AG, basée à Weinfelden, produit de la bière à partir de pain invendu.

Die Sammlerei: à Bâle et dans les environs, « Die Sammlerei» récupère des légumes et des fruits qui ne pourraient pas être utilisés autrement. La récolte est ensuite transformée pour faire des chutneys, des confitures, des compotes, des tartinades ou de la purée.

Dr Konfimaa : Janosch Szabo cueille des fruits que personne d'autre ne mangerait chez des agriculteurs et en fait des confitures.

Falling Fruit : de nombreux arbres dans nos rues, nos quartiers et nos villes produisent des fruits qui restent intacts. Falling Fruit veut changer cela et grâce à une application indique où ces fruits peuvent être collectés gratuitement.

Foodsharing : la communauté internationale de partage de nourriture récupère les surplus dans les ménages et les entreprises. Sur foodsharingschweiz.ch, vous pouvez déposer des paniers de nourriture ou les récupérer auprès d'autres personnes. Foodsharing opère un partage dit équitable à Zurich, Bâle, Berne et Zoug. Il s'agit d'armoires réfrigérées accessibles au public, où vous pouvez apporter les surplus de nourriture ou récupérer les aliments déposés. En outre, un réseau de bénévoles collecte les denrées qui ne sont plus à vendre auprès des entreprises et les distribue.

Gartengold : les pommes provenant de jardins et de prés privés, qui seraient restées inutilisées autrement, sont cueillies par des personnes handicapées. Après la récolte, les pommes sont transformées en jus.

Les marchés D'ici-Même : ce projet lancé à Genève, offre aux petites exploitations agricoles la possibilité de vendre leurs produits avant la récolte via une plateforme en ligne. Comme tous les produits sont commandés à l'avance, elles savent exactement combien elles doivent récolter et elles peuvent également mettre en ligne les produits en surplus.

Partage : l'organisation Partage, basée à Carouge (GE), collecte et trie les invendus dans les points de vente au détail et les distribue gratuitement aux institutions sociales.

RestEssBar : dans plus de dix endroits en Suisse alémanique, des bénévoles remplissent les réfrigérateurs avec les surplus de nourriture des magasins et les mettent gratuitement à la disposition de tous.

Tables du Rhône : chaque jour, des excédents sont collectés auprès de grands fournisseurs du Valais et du Chablais et redistribués aux personnes dans le besoin par l'intermédiaire d'institutions sociales et d'organismes publics. Ainsi plus de 8’000 menus peuvent être distribués chaque semaine.

#NOUSSOMMESLEFUTUR

#NOUSSOMMESLEFUTUR est une campagne nationale soutenue par SuisseEnergie et des entreprises de renom. Son objectif est d'encourager la population suisse à économiser de l'énergie dans la vie quotidienne et à s'intéresser activement aux thématiques énergétiques ainsi qu'à la protection du climat. En tant que partenaire média, 20 minutes soutient la campagne #NOUSSOMMESLEFUTUR avec des articles de fond, des reportages et des quiz.

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