«Ce qui ne tue pas rend plus fort»
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«Ce qui ne tue pas rend plus fort»

Comme les autres titulaires du match de samedi, Patrick Müller a été dispensé de l'entraînement dimanche matin, le deuxième qui a été ouvert au public.

Devant la presse, le Genevois a fait sienne la devise de Nietzsche: «ce qui ne tue pas rend plus fort».

«Malgré la défaite et la perte de notre capitaine, nous avons le droit d'y croire. Nous pouvons nous qualifier pour les quarts de finale», affirme Patrick Müller. Le Genevois s'appuye sur le visage offert par la Suisse en seconde période pour légitimer son discours. «Nous avons vraiment bousculé les Tchèques. Mais la réussite ne fut pas là, explique-t-il. Les Tchèques ont eu deux occasions pour marquer un but et prendre les trois points. En football, ce n'est pas toujours la meilleure équipe qui gagne!»

Sur le plan personnel, Patrick Müller a quitté la pelouse du Stade St-Jacques pleinement rassuré. «Comme je l'espérais, un déclic s'est produit. Je n'ai pas eu la moindre appréhension. Je n'ai pas pensé à mon genou», explique-t-il. Il a donc gagné un pari qui semblait bien ardu. Opéré des ligaments croisé du genou le 7 décembre, il n'avait rejoué la première fois que le 10 mai à Paris avec la réserve de Lyon. «Je ne sais pas si l'on doit parler de miracle, lâche-t-il. Une telle opération vous met sur la touche pendant six mois. J'étais donc dans les temps. Et je me suis surtout inspiré de l'exemple de mon coéquipier Cris à Lyon. Il a également été opéré des ligaments du genou l'été dernier. Et il est revenu pour terminer très fort la saison avec Lyon».

Avant d'étudier le jeu de la Turquie, qu'il retrouvera à nouveau dans un match capital mois de trois ans après le barrage pour la Coupe du monde 2006, Patrick Müller s'apprêtait à soutenir Roger Federer dimanche devant sa télévision. A la question de savoir quel était le défi le plus périlleux à relever entre une qualification pour les quarts de finale de l'EURO et une victoire sur Rafael Nadal en finale de Roland-Garros, le Genevois, grand amateur de tennis, n'a pas hésité une seconde: «gagner Roland-Garros».

(si)

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