Actualisé 02.03.2016 à 11:19

Bâle«Ce qui s'est passé ici est inexcusable!»

Après les accusations d'agression envers deux de ses videurs, le patron du Fame, une disco bâloise, donne sa version des faits.

de
aj/dmz
Le faits se dont déroulés dans cette disco.

Le faits se dont déroulés dans cette disco.

photo: Kein Anbieter/cs

«Ce qui s'est passé ici est inexcusable», s'insurge Hüseyn Cinar, gérant depuis le 1er janvier du Fame, où un litige entre un couple et deux employés s'est mal terminé, tôt dimanche matin.

Les videurs avaient été brièvement interpellés, car un jeune homme de 21 ans avait été violemment frappé et sa copine, saisie au cou, avait été laissée inconsciente sur le parvis. Les deux jeunes gens avaient fini la nuit à l'hôpital.

Pour une veste

Le gérant explique que tout a dégénéré au vestiaire. Le jeune homme avait perdu son ticket lui permettant de récupérer sa veste. Quand la personne y travaillant lui a demandé d'attendre que tous les autres clients aient quitté la boîte, il est devenu violent. Sa copine, elle, s'en est prise directement à un des physionomistes.

«Tout a été filmé par nos caméras, j'ai remis les images à la police. C'est pour cela que mes employés ont très vite été relâchés», poursuit Hüseyn. Nos confrères de «20 Minuten», qui ont pu avoir accès aux enregistrements, confirment une altercation violente dans la zone des vestiaires.

Téléphone jeté à la tête

Le commissaire Peter Gill, chargé de l'affaire, confie que ces images constituent une «preuve importante». Il explique toutefois que des témoins doivent encore être entendus. Hüseyn, lui, espère que les charges contre ses videurs seront abandonnées.

Dans le même temps, il souligne qu'il fera prendre des cours à ses employés, afin d'éviter toute nouvelle escalade de la violence. Il concède néanmoins qu'il n'est pas toujours facile de garder son calme. Le lendemain, une cliente ivre lui a même jeté son téléphone à la tête.

«Il est important pour moi d'améliorer l'image de mon club», conclut le gérant. Il est essentiel pour lui que ses clients se sentent en sécurité. Il se dit même prêt à collaborer plus étroitement avec la police et espère pouvoir bientôt travailler de nouveau en toute quiétude.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!