Actualisé 16.10.2008 à 15:10

Mesures du CF«Ce sont d'excellentes nouvelles pour la Suisse», selon Ivan Pictet

Les mesures de soutien aux banques prises à Berne «sont d'excellentes nouvelles pour la Suisse, d'autant plus nécessaires que la plupart des pays ont annoncé des interventions massives», a indiqué Ivan Pictet, président de Genève Place Financière, interrogé par l'ATS.

«La Suisse restait en rade et donnait l'impression parfois que ses banques s'en sortaient mieux, ou parfois que le pays n'avait pas les ressources pour aller au secours de ses banques». La position prise par le Conseil Fédéral, la Banque nationale suisse et la Commission fédérale des banques en «est un clair démenti».

A bon compte

Selon Ivan Pictet, le plan présenté est «une très bonne solution pour l'UBS» qui permet aussi «à la BNS de reprendre à bon compte des actifs déjà passablement dévalorisés». L'UBS va disposer «d'un bilan réduit et assaini avec des fonds propres au-dessus de la moyenne de ses concurrents directs au niveau international».

Quant au Credit Suisse, «il s'en sort dignement sans faire appel à des fonds publics. Au final, cette annonce «qui va faire hurler les parlementaires» est (...) « une très bonne nouvelle pour la place financière suisse», a estimé le président de Genève Place Financière.

«Le Conseil fédéral en prenant potentiellement 10% d'UBS, et la Banque nationale suisse en rachetant à un prix inférieur des actifs gelés mais avec un sous-jacent important, n'ont pas fait une mauvaise affaire», a ajouté M. Pictet. «Le fonds souverain de Singapour a payé à un prix trois fois supérieur au prix actuel sa participation de 10% au capital d'UBS», a-t-il rappelé.

Investissements

Selon le président de Genève Place Financière, il s'agit «d'investissements qui peuvent être intéressants et qui sont réalisés à bas prix». Dans les autres pays, «les mesures de sauvetage des banques ne sont pas si favorables aux gouvernements qui les ont prises».

En outre, la Suisse montre que sa place financière est beaucoup plus saine que celle des pays qui l'entourent. «Les activités bancaires qui en font sa force, le financement du négoce international et la gestion de fortune, ne connaissent pour l'instant pas de ralentissement», a conclu Ivan Pictet.

(ats)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!