La Grande Béroche (NE): «Ce sont les enfants de Madagascar qui m’ont portée tout du long»

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La Grande Béroche (NE)«Ce sont les enfants de Madagascar qui m’ont portée tout du long»

Infirme moteur cérébral de naissance, Cindy Taramarcaz a réussi son pari. La Valaisanne a rallié le Creux-du-Van (NE) en provenance de son hameau de La Garde, à Sembrancher (VS), récoltant 14’412 francs pour un projet humanitaire

par
Marc Fragnière
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Famille et amis ont accueilli Cindy Taramarcaz (au centre) à son arrivée au Creux-du-Van.

Famille et amis ont accueilli Cindy Taramarcaz (au centre) à son arrivée au Creux-du-Van.

MFR
Une absinthe bien méritée pour Cindy Taramarcaz à l’arrivée au Creux-du-Van.

Une absinthe bien méritée pour Cindy Taramarcaz à l’arrivée au Creux-du-Van.

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A raison d’une moyenne de 5 km par jour, c’est appuyée sur ses cannes qu’elle a accompli son exploit. A son arrivée au bord du cirque du Creux-du-Van, Cindy Taramarcaz a éclaté en sanglots. Emue par la présence d’un joyeux comité d’accueil, fière d’elle et surtout si heureuse d’avoir pu apporter aux enfants malgaches un peu d’espoir. Car, depuis son départ de La Garde le 1er août, la Valaisanne a récolté plus de 14’000 francs pour l’association Mathieu active auprès des enfants de Madagascar. Cette somme permettra l’installation de panneaux solaires, leurs jeunes bénéficiaires pouvant ainsi avoir de la lumière pour étudier.

Ils étaient une quarantaine en provenance du Valais, mais aussi d’ailleurs en Suisse romande, à être venus féliciter leur héroïne, dimanche, sous le crachin et dans la brume du Creux-du-Van. Vin valaisan, absinthe neuchâteloise et cor des Alpes fribourgeois ont salué le courage d’une battante hors pair à la générosité illimitée. 

«20 minutes» était allé la rencontre de Cindy Taramarcaz, en août dernier.

Mediaprofil/Marc Fragnière

Loin de vouloir tirer la couverture à elle après son exploit, Cindy Taramarcaz a tenu à remercier toutes les personnes qui l’ont soutenue dans son aventure mais surtout les bénéficiaires de son défi: «Merci la vie, merci surtout aux enfants de Madagascar, ce sont eux qui m’ont portée tout au long de mon aventure. Ils m’ont apporté bien plus que ce que j’ai pu, moi, leur apporter», a-t-elle insisté.

A la question «comment se sent-on après près 200 km/h dans les jambes et dans les cannes?», la trentenaire a répondu du tac au tac: «Vivante! Je ne me suis jamais autant sentie vivante de mon existence!» Et l’intrépide aventurière de promettre: «Ce n’était que mon premier défi, je vais en réaliser encore d’autres.» On la croit volontiers. 

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