Actualisé 14.05.2015 à 16:34

Vaud«Ce terrain leur convenait pourtant»

Une solution provisoire a été trouvée pour accueillir les Jenisch qui ont quitté Yverdon-les-Bains (VD) jeudi et qui refusaient de s'installer sur le site mis à disposition par le canton.

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La place initialement proposée était une bande de terrain le long de la route de Berne.

La place initialement proposée était une bande de terrain le long de la route de Berne.

FNT/20min.
La place initialement proposée était une bande de terrain le long de la route de Berne.

La place initialement proposée était une bande de terrain le long de la route de Berne.

FNT/20min.
La place initialement proposée étant jugée trop dangereuse, les Jenisch ont opté pour un autre lieu non loin de là.

La place initialement proposée étant jugée trop dangereuse, les Jenisch ont opté pour un autre lieu non loin de là.

FNT/20min.

Les Jenisch qui occupaient un terrain à Yverdon-les-Bains (VD) depuis vendredi dernier ont, comme convenu, quitté les lieux jeudi. La plupart ont rejoint Berne mais une dizaine tient à rester sur sol vaudois. Après avoir refusé de s'installer sur le site mis à disposition par le canton au Chalet-à-Gobet, ils ont été autorisés à rester jusqu'à lundi sur une parcelle utilisée par l'Ecole hôtelière de Lausanne.

«C'est un soulagement pour ces prochains jours», se réjouit Albert Barras, responsable de la région romande chez les Jenisch, interrogé par l'ats. La parcelle en question se trouve sur les hauts de Lausanne et est utilisée par l'école comme zone de parcage, précise la police vaudoise.

Les Jenisch et leurs quatre caravanes peuvent y rester jusqu'à lundi. Une solution de dépannage trouvée après leur refus de s'installer non loin de là sur le terrain du Chalet-à-Gobet mis provisoirement à disposition par le canton.

«C'est impossible de rester sur cet emplacement, il est beaucoup trop près de la route», précise Albert Barras. «Il y passe énormément de trafic. C'est vraiment dangereux, notamment pour les enfants». Les gens du voyage reprochent en outre à cette zone d'être difficilement accessible avec leurs caravanes.

Aménagements urgents

Pour le préfet Etienne Roy, médiateur cantonal pour les gens du voyage, la pilule passe mal. Selon lui, le canton n'a pas ménagé ses efforts ces derniers jours pour trouver cette solution, soit l'ouverture jeudi d'une place de stationnement provisoire de 2000 m2 longeant la route cantonale Lausanne-Berne et aménagée en urgence pour les Jenisch devant quitter Yverdon.

Une barrière le long de la route, des toilettes sèches et point d'eau ont ainsi été installés. Un premier pas avant des travaux qui doivent en faire une place d'accueil définitive, à l'aide des 360'000 francs récemment débloqués par le canton. Reste à savoir si cela se fera.

Déception

«Il y a beaucoup de déception», reconnaît le préfet. «Quand ils l'ont vu il y a six mois, ce terrain leur convenait pourtant. Je ne comprends plus.»

«C'est vrai que nous avions vu ce site il y a six mois, répond Albert Barras. Mais cela avait l'air différent et nous n'avions pas réalisé qu'il y avait tant de trafic». Aujourd'hui, il estime que «cela ne vaut pas la peine d'investir 20 francs là-bas».

Solution alternative

A ce stade, le Département de Béatrice Métraux, en charge des institutions et de la sécurité (DIS), s'active surtout en vue de l'après-lundi. «Nous cherchons une solution alternative, mais c'est sans garantie», résume Laurence Jobin, porte-parole du DIS.

Quant à la douzaine de caravanes et la trentaine de personnes qui composaient le reste du groupe qui s'était installé vendredi dernier à Yverdon, ils ont aussi pris le large. Et se sont installés dans la ville de Berne.

(ats)

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