Actualisé 29.03.2017 à 06:09

«Ghost in the shell»

Ceci est presque un robot

Manga adapté en dessin animé culte en 1995, «Ghost in the Shell» a droit à un remake en prises de vues «réelles».

de
Catherine Magnin

Un cerveau humain dans un corps cybernétique: dès l'entrée en matière de «Ghost in the Shell», la nature de son ­héroïne, le Major (Scarlett Johansson), est donnée. C'est un sujet expérimental pour les savants (Juliette Binoche), et une arme pour ceux qui ont financé sa conception. Mais au fur et à mesure qu'elle plonge dans des enquêtes aux ramifications inattendues, le Major s'interroge sur ses origines.

Technologie numérique aidant, «Ghost in the Shell» ne lésine pas sur le spectaculaire. Mais que les amateurs d'action pure soient prévenus: le spectacle est davantage dans les décors futuristes (les références à «Blade Runner», «Matrix» ou «Tron» sont assez discrètes mais bien présentes) que dans les bagarres, expédiées finalement assez succinctement. Le film est surtout une quête d'identité et une réflexion sur la notion d'homme augmenté. De femme en l'occurrence, dans laquelle la dimension sexuelle est d'ailleurs totalement gommée, même si l'héroïne a le corps bien galbé de Scarlett Johansson.

Cette version 2017 montre, rétrospectivement, la pertinence du film d'origine (disponible en édition Blu-ray de toute beauté), tout en permettant de mesurer à quel point ­réalité et fiction tendent à se rapprocher. Bref, une jolie réussite sous la direction de Rupert Sanders qui n'a, outre quantité de publicités, qu'un film à son actif, «Blanche-Neige et le chasseur».

«Ghost in the Shell»

De Rupert Sanders. Avec Scarlett Johansson, Pilou Asbaek, Michael Pitt, Takeshi Kitano.

Sortie le 29 mars 2017

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