Genève: Celle qui ne voulait pas être maire pourrait l'être
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GenèveCelle qui ne voulait pas être maire pourrait l'être

Esther Alder souhaitait passer son tour. Mais en cas d'élection de Sandrine Salerno au Canton, elle acceptera finalement de lui succéder.

par
Raphaël Leroy

La décision était prise depuis des mois, mais c'est la nouvelle maire Sandrine Salerno qui a vendu la mèche mardi soir sur Léman bleu.

Esther Alder, élue mercredi vice-présidente de l'Exécutif, prendra durant six mois la succession de la socialiste si celle-ci est élue au Conseil d'Etat en novembre. Une nouvelle qui est loin d'être anodine, puisque la Verte avait affirmé l'an passé vouloir passer son tour.

L'intérêt collectif d'abord

«Je n'ai jamais prétendu une telle chose, se désole l'intéressée. C'est ce que les journalistes ont bien voulu retenir. Au contraire, j'ai voulu faire passer l'intérêt de la Ville avant ma visibilité, ce qui m'a valu des félicitations de nombreuses personnes.»

Selon un tournus défini en 2011, son accession au trône coïncidait avec le bicentenaire de l'entrée de Genève dans la Confédération qui aura lieu l'année prochaine. Elle avait donc préféré s'effacer au profit de Sami Kanaan, chef de la culture.

A la rencontre des démunis

«La fonction de maire a une valeur symbolique forte et les gens en ont besoin, estime la magistrate qui expliquait pourtant privilégier le terrain à la représentation. Ce sera l'occasion de mettre en évidence des priorités qui me semblent importantes.»

Et d'indiquer qu'elle compte poursuivre la pédagogie fiscale que Sandrine Salerno veut porter durant son année de mairie. «Mais j'y mettrai ma touche personnelle, notamment en allant à la rencontre des plus démunis.»

Plutôt Mme la maire

Quant à savoir s'il faudra l'appeler Mme «la» ou Mme «le» maire, Esther Alder reste souple. «Je ne me formaliserai pas là-dessus. Mais la tendance actuelle est de féminiser les fonctions, ce qui me va parfaitement.»

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