Cyber-terrorisme: Centrales nucléaires dans la ligne de mire jihadiste?

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Cyber-terrorismeCentrales nucléaires dans la ligne de mire jihadiste?

Une centrale nucléaire pourrait être visée «avant 5 ans» par une cyberattaque jihadiste, selon un expert.

La sécurité a été renforcée autour de deux centrales nucléaires de Belgique.

La sécurité a été renforcée autour de deux centrales nucléaires de Belgique.

photo: Keystone/Illustration

La prise de contrôle d'une centrale nucléaire par des mouvements jihadistes pourrait devenir une réalité «avant cinq ans», a admis samedi le coordinateur de l'Union européenne pour la lutte contre le terrorisme, alors que la sécurité des sites nucléaires belges est pointée du doigt.

«Je ne serais pas étonné qu'avant cinq ans, il y ait des tentatives d'utiliser l'internet pour commettre des attentats», notamment en prenant le contrôle du «centre de gestion d'une centrale nucléaire, d'un centre de contrôle aérien ou l'aiguillage des chemins de fer», estime Gilles de Kerchove dans une interview au quotidien «La libre Belgique».

«A un moment donné, il y aura bien un gars» au sein de l'organisation jihadiste Etat islamique, «avec un doctorat en technologie de l'information, et qui sera capable d'entrer dans un système», a-t-il estimé.

Cybersécurité en Belgique

La miniaturisation des explosifs mais également la connaissance accrue des combattants de l'Etat islamique dans les biotechnologies constituent de réelles menaces pour l'avenir, selon lui.

«Que se passera-t-il quand on sera à comment élaborer un virus dans la cuisine de sa mère?», s'est-il demandé. En revanche, M. de Kerchove a estimé que le Département belge de la défense était «assez bon» en matière de cybersécurité.

«Ils n'ont, bien sûr, pas les capacités de représailles des Français, des Anglais ou des Américains, mais en cas d'attaque, je pense que notre Département de la défense est assez bon», a-t-il dit, précisant cependant qu'il ne savait pas «si le gouvernement» belge était «capable d'anticiper et de résoudre de grosses attaques».

Centrale nucléaire visée

Des médias belges et internationaux ont rapporté vendredi que la cellule terroriste bruxelloise responsable des attentats de mardi avait prévu une attaque à l'arme de guerre dans les rues de Bruxelles, type 13 novembre à Paris, et la fabrication d'une «bombe sale» radioactive après une surveillance vidéo par deux des kamikazes, les frères El Bakraoui, d'un «expert nucléaire» belge.

A la suite des attaques survenues mardi à Bruxelles qui ont fait 32 morts, la sécurité avait été renforcée autour des deux centrales nucléaires de Belgique.

Agent de sécurité tué

Un agent de sécurité travaillant sur un site actif dans le domaine nucléaire à Froidchapelle, dans le sud de la Belgique, a été tué jeudi soir mais la piste terroriste a été écartée, a déclaré samedi la justice belge.

Plusieurs médias belges s'étaient inquiétés du meurtre de ce patrouilleur de l'Institut des radios-éléments de Fleurus, actif dans la médecine nucléaire, deux jours seulement après les pires attentats qu'ait connu le pays qui ont fait 31 morts et au moins 300 blessés.

La piste terroriste est formellement démentie, rapporte l'agence de presse Belga, citant le parquet de Charleroi, dans le sud du pays. Le juge d'instruction spécialisé dans les matières terroristes n'a pas été saisi.

Les raisons de la mort de la victime, abattue, tout comme son chien, de plusieurs balles à son domicile, ne sont pas encore connues mais les enquêteurs pensent à un cambriolage qui aurait mal tourné ou à un crime pour des raisons privées.

Le parquet de Charleroi a également démenti le vol d'un badge d'accès de centrale nucléaire. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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