Ville de Genève: Centres sportifs fermés mais «bichonnés comme jamais»

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Ville de GenèveCentres sportifs fermés mais «bichonnés comme jamais»

Covid oblige, la Ville a fermé ses piscines et ses stades au grand public. La commune le déplore. Point positif: cela lui a permis d’effectuer de nombreux travaux.

par
David Ramseyer
Portes closes au centre sportif du Bout-du-Monde.

Portes closes au centre sportif du Bout-du-Monde.

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Depuis des mois, des milliers d’amateurs de sport sont privés des installations de la Ville de Genève. Les restrictions liées à la pandémie de coronavirus ont en effet contraint la Municipalité à fermer ses 17 centres sportifs, stades, patinoires et salles. Seuls les athlètes d’élite et les cours pour les moins de 16 ans y sont autorisés, a décidé la Confédération. Mais à quelque chose malheur est bon. «C’est un crève-coeur de devoir fermer nos infrastructures sportives au public. En même temps, elles n’ont jamais été aussi bichonnées», relève la conseillère administrative Marie Barbey-Chappuis, chargée du Département des sports.

Rénovations, réparations, peinture, nettoyage: «Nous avons profité de la situation pour améliorer des installations très sollicitées en temps normal», poursuit la magistrate. Ainsi, des travaux ont permis de rendre les marches et les gradins de la piscine des Vernets moins glissants, tandis que les parquets usés des courts de squash, au centre de la Queue-d’Arve, ont été refaits. «Nous avons également rénové les vestiaires de plusieurs complexes sportifs», ajoute Cédric Waelti, porte-parole du Département. Ces mesures ont été financées sur le budget existant de la commune. Par ailleurs, la pause forcée due au Covid a permis un entretien plus poussé des pelouses malmenées des terrains de football.

Aider, mais ailleurs

Depuis le début de la pandémie, quelques installations ont été détournées temporairement de leur usage habituel, pour venir en aide aux plus fragiles. L’an passé, la patinoire des Vernets a ainsi servi de centre de distribution de colis alimentaires. La Ville a également ouvert les douches du centre sportif de Varembé à des personnes en grande précarité. Ces actions devraient désormais rester limitées, avertit Marie Barbey-Chappuis: «Les complexes sportifs sont certes fermés, mais contrairement au printemps dernier, des cours et des entraînements sont autorisés pour les élites et les jeunes. Il n'est plus envisageable d’affecter ces lieux à autre chose que la pratique du sport.»

Reste que ces fermetures partielles comportent surtout des points négatifs, insiste la Ville. En plus de réduire l’offre à la population, elles occasionnent des pertes financières, impossibles encore à chiffrer, selon elle. Outre la billetterie, à l’entrée des piscines par exemple, les restaurants des centres sportifs ont aussi dû clore leurs portes. Enfin, les autorités ont dû puiser dans leurs tiroirs-caisses pour soutenir les clubs et les manifestations sportives annulées. Un fonds spécial d’un million de francs a ainsi été débloqué, financé à parts égales entre la Ville, l’Association des communes genevoises, le Canton et le Fonds cantonal du sport. Ce montant sera reconduit cette année.

«Le sport est sorti du cadre» à Lausanne

La capitale vaudoise a profité de la fermeture de ses installations pour y effectuer «des travaux d’entretien courant plus poussés que d’habitude». Mais Patrice Iseli, chef du Service des sports de la Ville de Lausanne, relève surtout que les restrictions «nous ont incités à être plus créatifs, à sortir du cadre pour garder la population en mouvement. Nous avons organisé des cours en plein air (ndlr: Genève en a également mis sur pied), ou encore créé des parcours de course et de marche connectés via une application. Ce sont des offres que nous souhaitons pérenniser et développer à l’avenir.»

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