Festival de cinéma: «Certains auraient envie de nous voir nous planter»
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Festival de cinéma«Certains auraient envie de nous voir nous planter»

Trois ans près «The Artist», Bérénice Bejo est à nouveau dirigée par son mari et réalisateur Serge Hazavanicius pour «The Search».

par
Laurent Vidal

La montée des marches de l'équipe de «The Search», mercredi 21 mai 2014.

C'est le couple le plus craquant de la Croisette. Bérénice Bejo et Michel Hazanavicius présentent, en compétition pour la Palme d'or, un mélodrame sur le conflit tchétchène, «The Search». L'actrice y incarne une envoyée spéciale de l'Union Européenne.

- Etes-vous nerveuse, à quelques heures de la projection?

- Je sens la pression et l'angoisse monter doucement. Il est vrai que je suis moins intimidée par Cannes maintenant que j'ai monté les marches plusieurs fois et que je connais parfaitement ce rituel. C'est maintenant l'accueil réservé au film qui me rend nerveuse. J'espère qu'il va plaire…

- Pourquoi ne plairait-il pas?

- Je sais qu'après le triomphe de «The Artist», certaines personnes auraient envie de nous voir nous planter. Je suis cependant très fière de ce film qui, je l'espère, fera beaucoup discuter. J'aime à penser que les gens seront touchés par ces destins entremêlés.

- Qui est la femme que vous incarnez?

- Une idéaliste. Elle espère naïvement qu'elle va changer les choses bien qu'elle ne s'intéresse pas vraiment aux gens. L'arrivée dans sa vie d'un gamin traumatisé va changer la donne. Elle va comprendre qu'elle peut aider à un niveau différent.

- Comment avez-vous travailler avec votre jeune partenaire, Abdul Khalim Mamatsuiev?

- Il m'a constamment bluffée par son naturel. Le plus difficile était de me souvenir que mon personnage commence par n'avoir aucun instinct maternel. Tout le contraire de moi. Michel devait parfois me rappeler à l'ordre.

La bande annonce du film:

- Rêvez-vous d'un deuxième prix d'interprétation?

- Je n'y pense même pas. Le premier m'a vraiment sciée! J'ai revu récemment les images de la cérémonie et on se rend bien compte que ce n'était pas prévu à l'avance. Michel et moi avions vraiment l'air de tomber des nues.

- Travaillerez-vous encore avec Michel Hazanavicius?

- J'espère bien! C'est un grand réalisateur qui me connaît si bien qu'il me pousse à donner le meilleur de moi-même. J'aimerais qu'il me fasse encore tourner.

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