Actualisé 20.06.2020 à 06:43

CoronavirusPfister constate un éloignement entre les cantons à cause de la pandémie

Selon le président du PDC Gerhard Pfister, certains cantons se sentent abandonnés par le Conseil fédéral face au coronavirus.

Gerhard Pfister pointe une irréconciliabilité et une polarisation croissantes dans le débat politique. (KEYSTONE/Alessandro della Valle)

Gerhard Pfister pointe une irréconciliabilité et une polarisation croissantes dans le débat politique. (KEYSTONE/Alessandro della Valle)

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Des cantons comme le Tessin et Genève se sentent abandonnés par le Conseil fédéral dans la gestion de la crise liée au coronavirus, estime le président du PDC Gerhard Pfister. Ils ont l’impression que le gouvernement fédéral ne comprend pas bien leur situation.

«Je constate un éloignement croissant entre les cantons et les régions linguistiques et, en général, une diminution de la volonté de parvenir à un consensus en politique», déclare Gerhard Pfister dans un entretien diffusé samedi par les journaux du groupe de presse CH Media.

Il pointe également une irréconciliabilité et une polarisation croissantes dans le débat politique. «Cela met en danger l’existence même de la cohésion suisse». Le conseiller national zougois remarque cependant que la population helvétique a fait preuve d’un grand esprit communautaire pendant la crise. «Les politiciens devraient s’en inspirer», lâche-t-il.

Fusion avec le PBD logique

Concernant l’avenir du PDC, Gerhard Pfister estime qu’il y a une grande prise de conscience dans le fait que le parti doit faire quelque chose pour se développer. La victoire des Verts lors des élections législatives fédérales de 2019 a beaucoup fait évoluer les choses, selon lui.

La fusion avec le PBD est logique, car ce parti, comme le PDC, rassemble des électeurs modérés de la classe moyenne, c’est-à-dire ceux qui ne se sentent plus à l’aise à l’UDC, constate l’élu zougois.

Il remarque également que les quatre plus grands cantons de Suisse, Zurich, Berne, Vaud et Argovie, détiennent 96 des 200 sièges du Conseil national. «Dans ces cantons, nous n’avons que trois sièges, dont deux en Argovie. Le président du PBD Martin Landolt et moi-même sommes d’avis que, dans ces cantons, le potentiel d’électeurs pour un parti bourgeois du centre reste inexploité».

(ATS/NXP)

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