Actualisé 07.04.2012 à 15:34

Plan Maghreb

Certains délinquants visés n'en veulent pas

Deux délinquants algériens expliquent à la «Tribune de Genève» pourquoi ils n'accepteront jamais l'aide au retour proposée par le canton.

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«Même pour un million, je ne repars pas en Algérie! Là-bas, il n'y a rien pour moi.» C'est en ces termes qu'un délinquant algérien résume son désintérêt à une éventuelle aide au retour de 4000 francs proposée par Genève.

La «Tribune de Genève» est entrée en contact avec deux hommes faisant partie des quelques 400 récidivistes sans statut légal établis dans le canton. Ce sont eux précisément que le «plan Maghreb», annoncé le mois dernier par la conseillère d'Etat Isabel Rochat, est censé attirer.

«Me marier avec une Suissesse ou une Française»

Pour ces ceux interlocuteurs pourtant, qui ont fait des passages à la prison de Champ-Dollon pour vol ou deal notamment, inutile de leur proposer cette aide de l'Etat (1000 francs avant le départ, puis 3000 francs après que le bénéficiaire a entamé une formation sous l'égide d'une ONG).

L'un d'eux, assurant ne plus tremper dans la délinquance, précise au quotidien genevois que son but est tout autre: «Me marier avec une Suissesse ou une Française, faire mes papiers, trouver du travail.»

Montant dérisoire

Un connaisseur du milieu explique que ces jeunes hommes ont dépensé «plus de 10'000 francs» pour venir à Genève. «Ici, ils n'ont pas la tête à faire une formation, poursuit-il. Ils veulent trouver une femme et avoir un permis C. Et puis certains gagnent plus de 7000 francs par mois en dealant du haschisch. Pourquoi repartir?»

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