Coronavirus – Certificat et tests: risque de burn-out dans les centres de dépistage

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CoronavirusCertificat et tests: risque de burn-out dans les centres de dépistage

Les mesures proposées par le Conseil fédéral pourraient voir l’introduction du système «2G+», demandant un test en plus du certificat, et faire exploser la demande de tests.

La demande de tests de dépistage pourrait tripler en Suisse selon certains responsables.

La demande de tests de dépistage pourrait tripler en Suisse selon certains responsables.

20min/Michael Scherrer

Les personnes vaccinées ou guéries pourraient à l’avenir aussi devoir montrer un test négatif pour accéder à certains lieux comme les discothèques et les piscines couvertes. Cette proposition, appelée «2G+» en allemand, fait partie des mesures annoncées dans la première des deux variantes mises en consultation vendredi par le Conseil fédéral.

La «2G+» pourrait également être appliquée volontairement dans d’autres lieux, comme les restaurants ou les théâtres, afin d’éviter le port du masque ou l’obligation de rester assis. L’introduction d’une telle mesure, couplée à l’éventuel retour de la prise en charge de certains tests par la Confédération, fait craindre une explosion de la demande dans les centres de dépistage, rapporte «20 Minuten».

Demande déjà en hausse

Niklas Zeller, le patron de Viselio, qui gère des centres à l’aéroport de Zurich et à la gare de Berne, estime par exemple que le volume de tests à effectuer pourrait tripler dans ces conditions. Il s’attend même «à une pénurie des capacités à court terme». Il ajoute que comme les cantons ont durci les conditions d’autorisation pour les entreprises désirant effectuer des tests, «les centres de dépistage ne vont plus pousser comme des champignons comme c’était le cas lors de l’introduction du certificat».

Les pharmacies Medbase constatent déjà une demande en hausse ces dernières semaines, selon la porte-parole Isabel Gherbal. «On peut s’attendre à ce que l’obligation de la 2G+ à grande échelle entraîne une nouvelle augmentation des demandes», explique-t-elle. Actuellement, les capacités de test sont encore suffisantes, mais «une nouvelle hausse entraînera probablement des temps d’attente plus longs», prévient-elle.

Capacité doublée «sans problème»

L’entreprise Knechtcare, qui possède plusieurs centres dans le canton de Zurich, craint aussi une hausse importante de la demande des tests rapides si la «2G+» venait à être introduite. Jan Kamarys, de l’entreprise Medica Care à Berne, est quant à lui plus mesuré. Il dit attendre de voir si les personnes vaccinées ou guéries seront d’accord de se soumettre à des tests régulièrement ou préféreront rester à la maison. Il assure que son entreprise peut déjà doubler le volume de tests «sans problème».

Les pharmacies Medbase ne pourront sans doute pas suivre par manque d’espace et de personnel, explique Isabel Gherbal. «La forte demande provoque des difficultés sur le plan des livraisons de matériel», ajoute-t-elle.

Les responsables interrogés ne sont pas d’accord sur la possible augmentation des prix. Niklas Zeller de Viselio dit qu’il suivra les tendances du marché. Jan Kamaris de Medica Care assure pour sa part que ses prix «ne bougeront pas».

(Joel Probst/jba)

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