Actualisé 26.04.2016 à 13:23

Attentats du 13 novembreCes 2 terroristes devaient aussi frapper Paris

Deux hommes interpellés en Autriche ont confié qu'ils devaient faire partie d'une des équipes qui ont frappé Paris et Saint-Denis, le 13 novembre dernier.

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23.06 Selon Le Soir, Salah Abdeslam a été retenu pendant 30 minutes par des gendarmes français, le 14 novembre. Ils n'avaient pas reçu d'informations concernant sa radicalisation.

23.06 Selon Le Soir, Salah Abdeslam a été retenu pendant 30 minutes par des gendarmes français, le 14 novembre. Ils n'avaient pas reçu d'informations concernant sa radicalisation.

BFM TV
16.06 Un lycéen de 17 ans raconte à BFM TV sa rencontre avec Salah Abdeslam, avec qui il a passé une partie de la nuit qui a suivi les attentats du 13 novembre 2015.

16.06 Un lycéen de 17 ans raconte à BFM TV sa rencontre avec Salah Abdeslam, avec qui il a passé une partie de la nuit qui a suivi les attentats du 13 novembre 2015.

Capture d'écran BFM TV

C'est grâce à la coopération européenne qu'un autre bain de sang n'a pas eu lieu: selon nos confrères du «Monde» qui relaient des informations du «Washington Post», deux autres kamikazes devaient frapper la capitale française ou les abords du Stade de France, le 13 novembre dernier. Adel Haddadi, 29 ans, est passé aux aveux le 22 février dernier. «Ils m'ont dit que je devais aller en France, pour y accomplir une mission, et que je recevrais des instructions là-bas», raconte cet Algérien, interpellé par la police autrichienne deux mois plus tôt.

L'homme faisait partie du seul commando non-européen du projet terroriste. Parti de Raqqa, capitale proclamée de l'Etat islamique, avec Muhamad Usman, un Pakistanais de 22 ans, il a voyagé de Syrie jusqu'en Grèce avec les deux frères irakiens qui se sont fait exploser aux abords du stade de France. Mêlés aux réfugiés qui fuyaient la guerre, leurs routes se sont séparées sur l'île de Leros, le 3 octobre. Les deux futurs kamikazes passaient entre les mailles du filet quand leurs deux compères étaient arrêtés pour détention de faux papiers.

Photos et empreintes digitales

Libérés trois semaines plus tard, ils ont repris leur voyage vers Paris via la Macédoine, la Serbie, la Croatie puis la Slovénie avant d'être arrêtés le 14 novembre dans un camp de réfugiés en Autriche pour y demander l'asile. La veille, leurs deux compagnons de voyage avaient actionné leur ceinture d'explosifs à Saint-Denis. Les faux passeports syriens retrouvés près des cadavres ont mis les polices européennes en alerte. Les photos et les empreintes digitales des 197 migrants arrivés sur Leros le même jour ont été transmises à tous les services et le 10 décembre, Adel Haddadi et Muhamad Usman ont été interpellés par la police autrichienne.

Les deux hommes n'avaient vraisemblablement pas l'intention d'abandonner leur mission puisque, début décembre, ils s'étaient renseignés sur internet pour prendre un billet de train Vienne-Paris.

Les deux hommes devraient faire l'objet d'un mandat d'arrêt européen dans les prochains jours et pourraient être livrés à la justice française à l'issue de leur détention en juin prochain. Ils pourraient ainsi s'asseoir dans le box des accusés aux côtés de Salah Abdeslam et Mohamed Abrini, seuls protagonistes connus et encore vivants des commandos du 13 novembre. (mc/20 minutes)

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