Magie du Net: Ces baskets à deux balles se revendent plus de 1000 francs

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Magie du NetCes baskets à deux balles se revendent plus de 1000 francs

Lidl a écoulé une gamme de vêtements pas chers en moins d’une journée. Les prix à la revente ont flambé.

par
cga

L'enseigne de distribution allemande Lidl a vendu de manière confidentielle une collection de vêtements et d’accessoires aux couleurs de sa marque (jaune, bleu et rouge). Les produits, écoulés à des prix très raisonnables, s’arrachent comme des petits pains à la revente et les prix flambent, relève «Le Parisien».

Au mois de juin, une promotion pour la PlayStation 4 avait déclenché une véritable cohue devant un supermarché de la région parisienne.

Cette fois, les internautes se sont emballés pour une ligne de vêtements et d’accessoires (chaussettes, t-shirts, claquettes, baskets) aux couleurs de la marque, proposée à de tout petits prix et en très petites quantités. Environ 4 euros pour des claquettes et moins de 13 euros (14 francs) pour une paire de baskets. Les produits n’ont été proposés qu’en Belgique et aux Pays-Bas et se sont rapidement retrouvés en rupture de stock.

Cela qui n’a pas manqué de susciter la frustration chez les acheteurs potentiels français. «Nous n’avons pas de prochaine date de vente prévue, mais nous transmettons en interne votre souhait de les voir dans nos supermarchés», a indiqué le compte Twitter du discounter en réponse à une internaute, jeudi.

Du coup, certains y ont vu la possibilité de se faire de l’argent facile. Sur eBay, les enchères pour ces articles n’ont cessé de grimper pour atteindre des montants astronomiques. Une paire de basket s’est ainsi vendue pour plus de 1255 euros (1 333 francs), soit près de 100 fois son prix initial.

Ces records sont tous sauf un hasard pour la marque, qui a élaboré une stratégie marketing répandue dans l’univers du streetwear: la «drop culture». Cette pratique consiste à commercialiser des produits exclusifs en petite quantité, quasi sans publicité, dans des points de ventes localisés, raconte «Le Parisien». Le but étant ensuite que les produits s’arrachent à la revente. «Si la stratégie vient des marques de luxe aux États-Unis et remonte à une dizaine d'années, Lidl s'est fait une culture drop en très peu de temps», décrypte un expert.

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