États-Unis - Ces cadeaux foireux que Donald Trump voulait cacher
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États-UnisCes cadeaux foireux que Donald Trump voulait cacher

Les échanges de présents entre les dirigeants américains et étrangers, un processus hautement réglementé, ont tourné au bazar sous l’administration Trump.

Lorsqu’il visite un pays, le président des États-Unis et son administration reçoivent des cadeaux. Cette tradition est toutefois encadrée par une réglementation stricte afin d’éviter tout abus. Or, lors de son mandat à la Maison-Blanche, Donald Trump semble avoir fait peu de cas de ces règles, écrit le «New York Times». Le quotidien américain évoque tout particulièrement le premier voyage officiel du Républicain en 2017. Le président des États-Unis s’était alors rendu en Arabie saoudite, État n’entretenant pas de très bonnes relations avec le pays de l’Oncle Sam.

Pour remercier Donald Trump de sa venue, la famille royale saoudienne lui avait offert, à lui et à son entourage, environ 80 présents. Le Républicain a notamment reçu trois peignoirs en fourrure de tigre blanc et de guépard, ainsi qu’un poignard dont le manche était, semblait-il, en ivoire. Non seulement ces cadeaux posaient un très sérieux problème vis-à-vis de la loi sur les espèces menacées d’extinction, mais l’administration Trump ne les avait pas déclarés.

«Les doublures des peignoirs avaient été teintées»

Ce n’est qu’au dernier jour du mandat de Donald Trump que l’équipe du président sortant a remis ces présents à l’Administration des services généraux, alors qu’elle était censée les transmettre au Service de la pêche et de la faune. Quand ce dernier a saisi les fameux cadeaux cet été, il a fait un constat surprenant: les fourrures étaient en réalité des fausses. «Les doublures des peignoirs avaient été teintées pour imiter des motifs de tigre et de guépard et elles n’étaient pas composées d’espèces protégées», a indiqué Tyler Cherry, un porte-parole du Ministère de l’intérieur, qui chapeaute le Service de la pêche et de la faune.

On ignore si les Saoudiens savaient que leurs fourrures étaient factices. L’incident saoudien n’est qu’un exemple parmi d’autres illustrant la façon dont la gestion «hautement réglementée» des cadeaux diplomatiques «s’est transformée en un foutoir parfois risible sous l’administration Trump», écrit le «New York Times». «Qu’il s’agisse d’indifférence, de négligence ou du «Vol du grand rapide», cela témoigne d’une attitude tellement cavalière à l’égard de la loi et du mécanisme ordinaire du gouvernement», estime Stanley Brand, spécialiste en éthique.

(joc)

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