Gastronomie: Ces étonnantes spécialités
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GastronomieCes étonnantes spécialités

Atypiques, c'est le prénom des ces quelques plats, méconnus, mais appréciés à travers le monde.

par
Romain Wanner
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Kiviak Les mergules nains sont fermentés entiers, on retire juste la peau et les plumes avant de les manger.

Kiviak Les mergules nains sont fermentés entiers, on retire juste la peau et les plumes avant de les manger.

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Tavuk gögsü  Au fond, ce dessert est un blanc-manger un peu enrichi... au poulet!

Tavuk gögsü Au fond, ce dessert est un blanc-manger un peu enrichi... au poulet!

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Dotori-muk Pour rendre la chair des glands comestible, il y a un long processus de fabrication.

Dotori-muk Pour rendre la chair des glands comestible, il y a un long processus de fabrication.

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La cuisine fait voyager! Et, autour du globe, les goûts et les couleurs sont nombreux. Florilège de plats peu connus (heureusement?), peu ragoûtants à première vue, mais que souvent appréciés de tous.

Kiviak La recette de ce plat traditionnel inuit est assez simple: il suffit de prendre un phoque, de le fourrer avec quelques centaines de mergules nains (des oiseaux de l'arctique, cousins éloignés du macareux moine). Une fois qu'environ 400 individus entiers y sont entrés, il faut refermer la carcasse, en scellant bien le tout avec de la graisse sans oublier de déposer des pierres dessus pour éviter que de l'air ne pénètre. Après quelques mois de fermentation, c'est prêt. On mangera les oiseaux, crus, bien sûr, dont on aura ôté la peau et les plumes.

• Dotori-muk Ce mets coréen consiste en une gelée, réalisée à base de glands! Oui, les fruits des chênes. Le procédé de préparation prend du temps, car il faut débarrasser les glands de leurs tanins et autres polyphénols. C'est un plat apprécié en Corée, notamment servi sur du riz ou assaisonné d'une sauce épicée à l'ail, au sésame et aux piments.

• Huitlacoche Au Mexique, la saison des pluies apporte parfois un champignon sur les cultures de maïs. Au lieu de s'en débarrasser, les habitants s'en saisissent et apprêtent le fongus d'une couleur gris-noir. Le huitlacoche, aussi appelé cuitlacoche, se mange cru dans des salades ou en émincé, sauté avec des oignons. Il a un goût subtil de champignon et de maïs, avec parfois une amertume. A noter que c'est un mets de luxe, dont le prix dépasse souvent de loin celui du maïs!

• Tavuk gögsü Cette spécialité sucrée à base de poulet est considérée comme le plat «signature» de la Turquie. La viande est bouillie puis les fibres sont broyées. On y ajoute ensuite du lait, du sucre et du riz. Cela donne un dessert, souvent parfumé à la cannelle, mais qui ne goûte pas du tout le poulet.

Des plats bizarres, pas menaçants

Pourquoi avoir choisi ces quatre exemples, moins connus? Car nous ne souhaitions pas encourager ce tourisme gastronomique qui engendre la disparition d'espèces déjà menacées. Ainsi, parler de soupes de tortues, de steak de baleines ou de viande de requin ne nous paraissait pas approprié. Et si le Kiviak est un peu barbare, il ne menace pas pour autant d'espèces protégées.

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