Connaissances énergétiques - Ces fausses idées que l’on a sur les énergies renouvelables – partie 2
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Connaissances énergétiquesCes fausses idées que l’on a sur les énergies renouvelables – partie 2

Le débat sur le changement climatique et les énergies renouvelables est dominé par des mythes persistants. Dans la deuxième partie de ce dossier, nous dissipons cinq croyances non fondées supplémentaires.

par
Jan Graber
Bien que la construction de centrales électriques vertes entraîne d’importantes émissions de
CO₂, le bilan des énergies renouvelables est toujours nettement plus favorable.

Bien que la construction de centrales électriques vertes entraîne d’importantes émissions de
CO₂, le bilan des énergies renouvelables est toujours nettement plus favorable.

Julian Stratenschulte/dpa

Les installations solaires ont-elles vraiment besoin de plus d’énergie pour leur fabrication qu’elles n’en produisent? Les voitures électriques ont-elles une empreinte CO2 plus élevée que celles ayant un moteur à combustion? La Suisse connaîtrait-elle une pénurie d’énergie électrique si tous les systèmes de chauffage à combustibles fossiles étaient remplacés par des pompes à chaleur? Dans la première partie de notre mini-série, nous avons dissipé ces mythes et quelques autres encore. Dans ce second volet, Jules Pikali, «Dr Energy», revient sur cinq autres fausses idées reçues.

#6 L’électricité produite sur son propre toit est plus chère que celle qui est issue d’une prise murale.

«Si l’on fait un calcul en offrant une durée de vie de vingt ans à une installation solaire, le coût de l’électricité provenant de son propre toit revient entre 0,10 et 0,15 franc par kilowattheure (kWh) – ce qui est nettement moins onéreux que le courant fourni par les compagnies d’électricité. En plus, la longévité effective d’un système photovoltaïque est généralement plus grande, ce qui rend l’électricité encore moins chère. Mais pour que cette estimation soit exacte, une grande partie de la production doit être consommée au sein même de la maison, car la rétribution de reprise de l’énergie ne couvre en général pas tous les frais.»

https://www.uvek-gis.admin.ch/BFE/sonnendach/?lang=fr

#7 Se chauffer aux énergies renouvelables est beaucoup plus coûteux que d’avoir recours aux combustibles fossiles.

«L’investissement nécessaire pour un système de chauffage renouvelable (par pompe à chaleur, par exemple) est généralement plus élevé que pour son pendant au fioul ou au gaz. Ce surcoût est toutefois compensé par les économies d’énergie et de service. Ainsi, si on s’intéresse à l’ensemble de la durée de vie du système de chauffage, il est habituellement plus rentable d’utiliser une énergie renouvelable.»

https://www.chauffezrenouvelable.ch/calculateurdescouts/

#8 L’électricité verte entraîne également des émissions de CO2.

«L’électricité qui est produite en Suisse n’émet pas de CO2. En revanche, cette règle ne s’applique pas au réseau électrique européen, auquel notre pays est également raccordé. Des garanties d’origine strictes permettent toutefois de s’assurer que l’électricité verte importée a été produite de manière écologique. Cela dit, la construction des centrales électriques n’est pas prise en compte dans ce bilan. Mais si l’on met dans la balance les économies d’émissions de CO2 et les dépenses liées à la réalisation de ces centrales, les énergies renouvelables figurent en bien meilleure position que les fossiles.»

#9 Baisser la température ambiante de son intérieur la nuit et pendant les vacances ne vaut pas la peine.

«Régler correctement les commandes de chauffage ne coûte rien et peut permettre de petites économies. Chacune d’entre elles est équipée d’une minuterie et d’un programme hebdomadaire où la température ambiante souhaitée et les heures d’utilisation peuvent être programmées de sorte à ce que la température soit abaissée la nuit ou en cas d’absence. L’économie est particulièrement intéressante dans les bâtiments mal isolés qui possèdent des systèmes de chauffage utilisant des radiateurs.»

#10 Les économies d’énergie impliquent une perte de confort et sont onéreuses.

«Au cours des vingt dernières années, les appareils électriques sont devenus beaucoup plus efficients. En outre, la vente de ceux qui sont inefficaces a été interdite par la loi. Une LED, par exemple, consomme six à huit fois moins d’électricité qu’une lampe halogène et a également une durée de vie nettement supérieure. Grâce à l’amélioration constante de la technologie, le confort n’est plus péjoré. Les douches modernes à économie d’eau, notamment, réduisent de moitié la consommation d’eau, et donc d’énergie usitée. A l’avenir, nous n’aurons ainsi pas besoin de prendre des douches froides pour faire des économies.»

https://www.toplicht.ch/compendium/un-eclairage-moins-energivor/

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