Suisse: Ces féministes romandes d'extrême droite qui veulent séduire les jeunes

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SuisseCes féministes romandes d'extrême droite qui veulent séduire les jeunes

Le collectif féminin romand Némésis dénonce la violence sexuelle des migrants. Derrière le groupe se trouveraient des activistes issues des milieux d'extrême droite. 

Collectif Némesis

Il y a une semaine, le collectif romand Némésis a fait l’objet d’un reportage de l’émission phare «10 vor 10 » de la télévision alémanique. Mais, comme le note le «SonntagsBlick» du jour, l’émission n’a pas mentionné que ces jeunes militantes féministes, qui attirent l'attention sur les violences sexuelles commises par les immigrés, sont issues des milieux militants d'extrême droite. «Le féminisme est pour elles un moyen de faire passer leurs idées racistes auprès du public - et de recruter de nouvelles recrues féminines», estime le journal alémanique.

Némésis – du nom de la déesse grecque de la vengeance – est en effet une branche suisse du groupe français du même nom. Sa fondatrice, Alice Cordier, avait notamment déclaré dans une interview radio à Paris: «Nous devons défendre farouchement les hommes blancs, car ils sont nos pères et seront plus tard les pères de nos enfants».

Les militantes romandes ne prêchent pas leur idéologie de la suprématie blanche aussi ouvertement que la fondatrice de Paris, note le «SonntagsBlick». Néanmoins, les slogans racistes sont aussi au cœur de leur message. Par exemple, sur des autocollants du groupe déclarant: «Rapefugees not welcome» – contraction des mots anglais «rape» (viol) et «refugees» (réfugiés).

Selon le journal zurichois, les traces des militantes jeunes et branchées de Némésis Suisse mèneraient directement à la scène néonazie, soit à la section féminine du «collectif» néonazi Militants Suisses. Citant divers exemples de participation de membres du collectif romand à des manifestations d’extrême droite en Suisse, le journal alémanique note encore que «les membres de Némésis – qui n’ont pas souhaité répondre aux questions de l’auteur de l’article – représenteraient une nouvelle image de la scène de droite en Suisse et parviennent à rendre l'extrémisme de droite à nouveau attractif pour les jeunes. Adapté à Instagram - mais tout aussi radical dans son contenu.»

(ewe)

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