Mode: Ces nouvelles égéries cassent les codes
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ModeCes nouvelles égéries cassent les codes

Pour leur collection du printemps, certaines marques ont misé sur des ambassadrices engagées. Elles insufflent un vent frais dans le monde de la mode.

par
Camille Pagella

Elles sont jeunes, «filles de», icônes des années 2000, sportives ou n’ont pas une taille 0. Cette saison encore, les créateurs se sont tournés vers des modèles modernes, «qui parlent», incarnent la diversité et surtout qui sont engagées. Voici nos préférées.

Barbara Butch pour Jean Paul Gaultier

Pour la campagne de son dernier parfum «La Belle Intense», le créateur français mise sur la diversité. Sous l’objectif de Florian Saez posent des mannequins, une designeuse, un make-up artiste ou encore une DJ. Cette dernière c’est Barbara Butch, 40 ans, DJ et militante féministe, LGBTQI+ ou encore anti-grossophobie, et dans du luxe, cela n’arrive pas tous les jours. Mais ce n’est pas la première fois que la maison française casse les codes et prouve qu’elle vit… avec son temps.

Naomi Osaka pour Louis Vuitton

À 23 ans, la championne née d’un père japonais et d’une mère haïtienne, est devenue l’égérie de la marque de luxe pour la collection printemps-été 2021 et c’est Nicolas Ghesquière, directeur artistique de la marque, qui l’a annoncé sur son compte Instagram. La numéro deux mondiale du classement WTA, très engagée dans la promotion du sport à Haïti, s’était fait remarquer en septembre 2020 lors du tournoi de Cincinnati en refusant de jouer sa demi-finale pour protester contre les tirs de la police sur l’Afro-Américain Jacob Blake, resté paralysé après son arrestation à Kenosha dans le Wisconsin.

Leila Davis pour Adidas

Au début de la semaine, Adidas a dévoilé sur Instagram sa nouvelle collection signée Stella McCartney. Pour la porter, Leila Davis, danseuse professionnelle de pole dance et chorégraphe. Les réactions ne se font pas attendre et pousse la jeune femme à répondre aux commentaires désobligeants: «Donc une marque a posté des photos mignonnes de moi et parce que j’ai des poils sous les aisselles, les gens sont contrariés! Vous comprenez que ça pousse là naturellement, n’est-ce pas?»

Lourdes Leon pour Marc Jacobs

La fille de Madonna et de Carlos Leon avait fait parler d’elle lors du show «El beso» de Desigual organisé en 2019 lors d’Art Basel. Une performance artistique engagée qui mimait une orgie de corps de toutes les morphologies et de toutes les origines. En 2018, elle avait aussi posé pour la campagne de Converse, les aisselles non épilées. Cette année Lourdes Leon, 24 ans, revient pour Marc Jacobs. «Entre nous et Madonna, c’est une longue histoire, alors il était logique pour nous que Lourdes devienne le visage de cette campagne, car elle représente parfaitement l’esprit jeune et le sens de l’individualité sans compromis de la marque», expliquait dans son communiqué l’équipe de Marc Jacobs.

Paris Hilton pour Lanvin

«Montrer Paris comme on ne l’a jamais vu», voilà ce qu’expliquait à «Vogue» Bruno Sialelli, directeur artistique de Lanvin. Et c’est chose faite. Cheveux au carré, longue robe, Paris Hilton, icône badass des années 2000, nous montre qu’elle est désormais bien loin de l’image qu’on avait d’elle. À 40 ans, celle qui est aujourd’hui à la tête d’un empire et qui a réussi comme personne à monétiser son image, veut «se faire comprendre» et dévoile sa «résilience» face aux abus physiques et moraux dont elle a été victime adolescente dans son internat et sur lesquels elle s’était confiée au début du mois de février dans sa docu-série sur YouTube, This is Paris.

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