Fédérales 2015: Ces petits partis qui rêvent de siéger avec les grands
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Fédérales 2015Ces petits partis qui rêvent de siéger avec les grands

Moins connues, voire inconnues, des formations tenteront leur chance pour les prochaines élections.

Plusieurs petits groupes se présentent aux élections.

Plusieurs petits groupes se présentent aux élections.

Outre les formations connues et installées dans le paysage politique, quelques petits partis et groupements insolites cherchent aussi à s'attirer les voix des électeurs. Défenseurs du vote blanc, abstentionnistes et même un «président» briguent ainsi un siège au Conseil national.

La «Liste du Vote Blanc» (LVB) aligne onze candidats dans le canton de Vaud et quatre à Neuchâtel. «Nous sommes un mouvement, pas un parti. Ni de gauche, ni de droite, nous voulons faire reconnaître l'outil démocratique qu'est le vote blanc. Il faut arrêter la récupération du mécontentement du peuple», explique Jean-Luc Berkovits, porte-parole et candidat vaudois.

Si un représentant du mouvement se retrouvait sous la Coupole fédérale après les élections du 18 octobre, «nous neutraliserons ce siège», explique le jeune homme à l'ats. La tâche de l'élu serait simple: voter blanc à chaque occasion possible.

Candidatures individuelles

En Argovie, l'artiste Samuel Peyer vise aussi la Chambre du peuple avec sa liste «nichtwähler.ch» (ndlr, l'abstentionniste), où il figure seul. L'abstentionniste ne dépend d'aucun parti, «il n'a pas de réponse colorée idéologiquement prête pour chaque question», peut-on lire sur son site Internet.

Elu, il représenterait, selon lui, tous ceux qui souhaitent une politique authentique et créative au lieu de programmes politiques et opinions arrêtées. A Zurich, Serkan Yavuz est lui aussi seul sur la liste intitulée «El presidente».

Il n'est pas «fou», affirme-t-il sur son site Internet. Non, ce psychologue d'Olten (SO) se dit au contraire «très sérieux» dans sa candidature. Il s'engage notamment pour le droit à être traité humainement, pour la diversité culturelle et pour les mêmes droits et devoirs pour tous.

Déjà connus mais non élus

Parmi les listes déposées figurent aussi des groupements déjà connus, comme l'Alpenparlement et le parti plus cocasse anti-PowerPoint (APPP). Ceux-ci avaient déjà tenté leur chance, en vain, il y a quatre ans.

L'Alpenparlement, sis dans le canton de Berne, se décrit comme «un groupe de libres-penseurs». Sur son site, le parti met notamment au pilori le «mensonge du CO2» et argue que la catastrophe nucléaire de Fukushima a très certainement été provoquée par une attaque militaire, afin de montrer au monde, «que le nucléaire constitue un danger».

De son côté l'APPP, qui entre en lice à Zurich, se voit comme le défenseur des personnes qui «doivent participer à des présentations ennuyeuses dans des entreprises, à l'université ou durant leur formation», à cause de l'utilisation systématique du logiciel de présentation PowerPoint. Le parti regrette de ne pas avoir trouvé de relais politique.

Revendications uniques et multiples

A l'image d'APPP d'aucuns entrent dans la course pour des revendications spécifiques. Hans Ulrich Flückiger, à Bâle, se présente par exemple pour «Hanf Ueli», soit «Ueli le chanvre», dont les doléances semblent assez claires. La liste zurichoise «Stop aux bouchons et au terrorisme des radars - la liste des automobilistes» ne laisse pas planer de doute sur ses intentions.

D'autres ont des programmes plus étoffés. Le groupement «Politique intégrale - Dans l'intelligence du coeur» se profile aussi pour obtenir sa place au soleil, ou du moins au Parlement. Le mouvement qui s'investit notamment pour plus de paix et «en faveur du bien-être commun» présente des candidats dans les cantons de Genève, d'Argovie et de Saint-Gall.

En Valais, six candidats souhaitent porter les couleurs d'«Avenir et réflexions» jusqu'à Berne. Tandis que l'Octodurienne Jacqueline Lavanchy espère rallier des voix à sa liste «Graines de futur», sur laquelle elle seule figure.

Faire rimer jeunesse avec vieillesse

La question de la jeunesse préoccupe plusieurs formations. C'est le cas du jeune Grison Luca Henri qui souhaiterait être élu pour les «démocrates libéraux et patriotiques», notamment pour défendre une «jeunesse forte».

Dans le même ordre d'idée, les huit candidats de «Seniors actifs» du canton de Lucerne s'engagent «pour l'avenir des jeunes générations». Une orientation qu'ils font rimer avec leur lutte contre «la discrimination de la génération plus âgée», écrivent-ils sur leur site.

D'autres listes pourraient être citées. Par exemple la liste autonomiste «Les Rauraques du Nord», dans le canton de Berne, qui plaide pour les intérêts de la jeunesse jurassienne, ou la liste tessinoise «Montagna Viva» pour l'amélioration des conditions d'existence en montagne. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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