Mort de George Floyd - «C’est comme ça qu’il faut traiter ces gens. Brisez-leur le crâne!»
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Mort de George Floyd«C’est comme ça qu’il faut traiter ces gens. Brisez-leur le crâne!»

Selon un journaliste du «Wall Street Journal», Donald Trump voulait que l’armée traite les participants aux manifestations contre les violences policières avec une extrême brutalité.

Donald Trump a beau avoir quitté la Maison-Blanche il y a cinq mois, il est encore bien présent dans les médias américains. En début de semaine, le «Washington Post» publiait les extraits d’un livre dans lequel on apprend que l’ancien président voulait envoyer les malades du Covid-19 à Guantanamo. Jeudi, c’était au tour de CNN de relayer des passages d’un autre ouvrage à paraître bientôt. Il est l’œuvre de Michael Bender, qui raconte les coulisses de la défaite du républicain lors de l’élection présidentielle.

Le journaliste du «Wall Street Journal» revient notamment sur la manière dont Donald Trump a géré la crise provoquée par le décès de George Floyd, cet Américain mort asphyxié par un policier en mai 2020 à Minneapolis. Selon Michael Bender, le président américain était excédé par les nombreuses manifestations réclamant justice pour la victime. Il aurait par exemple montré à son administration des images des protestations de Seattle et Portland montrant les forces de l’ordre en découdre physiquement avec des manifestants.

«Tirez-leur dessus!»

«C’est comme ça qu’il faut traiter ces gens. Brisez-leur le crâne!» aurait-il lancé à ses principaux responsables des forces de l’ordre et de l’armée. Donald Trump aurait également dit à son équipe qu’il souhaitait que l’armée «tabasse» les protestataires, dont la plupart étaient pacifiques. «Tirez-leur dessus!» aurait-il répété plusieurs fois dans le Bureau ovale. Calmé par le chef d’état-major des armées, Mark Milley, ainsi que par le procureur général William Barr, le président aurait adopté un discours un brin plus nuancé. «Hé bien, tirez-leur dans une jambe… ou peut-être dans un pied. Mais ne les ménagez pas!» aurait-il ordonné.

Le livre de Michael Bender souligne les fortes tensions qui ont opposé Donald Trump aux plus hauts responsables du Pentagone pendant ses derniers mois de mandat. On apprend notamment comment Mark Milley a sèchement remis en place Stephen Miller, haut conseiller de Donald Trump. Durant un débat dans le Bureau ovale, l’homme a estimé que certaines villes où se tenaient des manifestations étaient devenues des zones de guerre. «Ta gueule, putain, Stephen», lui aurait lancé le général.

(joc)

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