Ski alpin: C’est comment, l’ambiance avant les épreuves d’Adelboden?

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Ski alpinC’est comment, l’ambiance avant les épreuves d’Adelboden?

Il est 7 h 12, et le train de Spiez à Frütigen vibre déjà au rythme de la Coupe du monde de ski. Les écharpes Odermatt sont de sortie et le bruit d’ouverture des canettes résonne.

par
Rebecca Garcia
(Adelboden)
Le monde se pressait déjà un peu plus de deux heures avant le coup d’envoi du géant.

Le monde se pressait déjà un peu plus de deux heures avant le coup d’envoi du géant.

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L’impatience monte d’un cran. Peu importent les conditions d’enneigement presque nulles dans l’Oberland bernois, le week-end du 7 et du 8 janvier célèbre le ski. Adelboden tient son géant samedi - son slalom dimanche - et les spectateurs se massaient déjà dans les transports en commun en début de matinée.

Les bus et les cars se suivent.

Les bus et les cars se suivent.

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De la gare de Spiez à celle de Frütigen, il y a beaucoup de bruit. Des conversations évoquent Marco Odermatt, le dernier à avoir triomphé en géant sur la Chuenisbärgli. Les canettes de bière s’ouvrent et le vin blanc coule dans certains verres. Pour parachever le tout, la musique qui passe dans les trains et les bus est cette «Schlager» si rythmée et typique.

Tout ce petit monde suit sagement les panneaux et la protection civile pour rejoindre l’aire d’arrivée d’Adelboden.

Tout ce petit monde suit sagement les panneaux et la protection civile pour rejoindre l’aire d’arrivée d’Adelboden.

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Tous les billets pour samedi ont été vendus. Devant les barrières qui mènent au village de Coupe du monde, plusieurs personnes cherchent encore un précieux sésame de dernière minute. En 2020, les organisateurs affirment que 24’000 personnes étaient venues assister au géant seulement. 35’000 fans de ski s’étaient déplacés sur l’ensemble du week-end. En 2021, le chiffre a été largement réduit - à «seulement» 18’400 personnes - en raison du Coronavirus. Et la présence d’un public si nombreux alors que d’autres événements se pliaient à de contraignantes restrictions avait fait grand bruit.

Une ambiance dopée par les résultats

Mais le monstrueux engouement qui entoure les courses est principalement sportif. Les Suisses se sont montrés capables de gagner à Adelboden. Il y a eu Marco Odermatt en géant la saison dernière, il y a aussi eu Daniel Yule en slalom en 2020. «Je m’en souviens très bien. Je ressors parfois la vidéo lors des journées d’été», a confié le Valaisan. Revoir les images de sa victoire lui rappelle à quel point les émotions sont fortes. «C’est pour essayer de revivre quelque chose comme cela que je m’entraîne.»

Pour Odermatt, la victoire a aussi été belle. «La pression est toujours là», a-t-il admis, tout en admettant être un peu plus relâché depuis qu’il a gagné l’or aux Jeux olympiques ainsi que le grand globe. Mais ce relâchement semble avoir fait du mal aux compétiteurs, tant le Nidwaldien a skié sur une autre planète lors de certaines courses cette saison.

De nombreux skieurs ont insisté sur l’importance du dossard dans la course. Justin Murisier a affirmé que la neige salée favorisait les premiers à partir. «Très vite, un rail se forme, a-t-il expliqué. Plus tu as un petit dossard, plus tu vas vite.» D’autres préfèrent tempérer. «On verra les conditions», a glissé Loïc Meillard.

Le Norvégien Henrik Kristoffersen sera le premier à s’élancer aux environs de 10 h 30. Il sera suivi de l’Autrichien Manuel Feller, du Norvégien Lucas Braathen, du Français Alexis Pinturault puis du Slovène Zan Kranjec. Viennent ensuite Marco Odermatt, Loïc Meillard et Justin Murisier – qui avait terminé à une belle quatrième place l’an dernier. Gino Caviezel, lui, partira avec le dossard numéro 11.

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