France - «C’est quoi ça? Ça pue!»
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Trois mois après la disparition d’Aurélie Vaquier, dont le corps a été retrouvé sous une dalle à son domicile, la personnalité froide et indifférente de son ex-copain occupe les enquêteurs.

L’enquête sur le meurtre d’Aurélie Vaquier se poursuit, et les éléments accablants contre son ex-compagnon s’accumulent. Le mobile de Samire L. reste flou, mais sa personnalité froide et inquiétante se dessine de plus en plus clairement. Aurélie Vaquier, 38 ans, était introuvable depuis le 29 janvier, jour où elle avait prétendument quitté son domicile dans l’Hérault pour se retirer et prendre l’air. Son corps avait finalement été retrouvé le 7 avril sous une dalle en ciment à son domicile. Dans la foulée, Samire L. a été placé en garde à vue et mis en examen pour meurtre aggravé.

D’emblée, les enquêteurs ont été frappés par la froideur et l’indifférence du suspect. Au moment où ils ont découvert le corps de la trentenaire, l’homme de 39 ans s’est exclamé, l’air écœuré: «C’est quoi ça? Ça pue!» Une synthèse judiciaire citée par «Le Parisien» souligne la maîtrise émotionnelle de Samire L.: «Les enquêteurs remarquaient que l’intéressé ne présentait aucune tristesse ou réaction lorsqu’il lui était confirmé que le cadavre découvert était bien celui de sa compagne.»

L’autopsie du corps d’Aurélie laisse d’ailleurs penser davantage à un meurtre prémédité qu’à un acte impulsif: la victime ne présentait aucune trace de violence visible. La piste d’un empoisonnement ou d’un étouffement à l’aide d’un oreiller serait privilégiée à ce stade de l’enquête.

Un «cold case» ressurgit

Les gendarmes ont fait plusieurs découvertes troublantes concernant le suspect. Ils ont notamment constaté que le trentenaire s’était connecté au site de rencontres Badoo le jour de la disparition d’Aurélie. L’individu a alors échangé avec pas moins de 17 personnes, dont un homme auprès de qui il se plaint d’être seul, avant de l’inviter à passer du temps avec lui. Les enquêteurs pensent qu’il s’agissait d’une liaison homosexuelle, mais le suspect nie, bien qu’il ait reconnu avoir déjà eu des aventures avec des hommes.

Autre fait étrange: le 15 février, Samire L. a dit à une amie qu’il n’était plus en couple avec Aurélie, alors même qu’il n’avait pas encore signalé sa disparition.

Samire L. continue de clamer son innocence, mais la piste d’un tueur extérieur reste peu probable. Le profil inquiétant du suspect a d’ailleurs poussé les enquêteurs à se pencher sur un «cold case» vieux de 20 ans. Magalie Part avait été retrouvée morte carbonisée au bord d’un chemin en 2001. La victime avait le même âge que Samire L. (19 ans) et vivait dans le même village du Pays de Gex. Des ressemblances avec le meurtrier présumé d’Aurélie auraient été constatées sur un portrait-robot créé à l’époque.

(joc)

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