Suisse romande: Cet automne, on grelottera (ou pas) sur les terrasses

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Suisse romandeCet automne, on grelottera (ou pas) sur les terrasses

Selon les villes, chauffer l’espace extérieur d’un bistrot sera toléré. Mais la question n’est pas tranchée partout.

par
Francesco Brienza
Le confort des clients est au cœur d’un âpre combat, ces jours.

Le confort des clients est au cœur d’un âpre combat, ces jours.

Ville de Lausanne – Marino Trotta

Un bras de fer s’est engagé autour des terrasses de bistrot pour la saison fraîche. Les élargissements mis sur pied ont sauvé de nombreuses sociétés de la faillite. Mais dans la restauration, l’inquiétude est de mise à l’heure où les températures baissent et que les normes de distances entre les tables demeurent.

Fermeté à Genève

Pour sauver les meubles, plusieurs villes ont annoncé que les terrasses pourraient rester ouvertes tout l’hiver. Mais la question qui tue est celle du chauffage pour le confort des clients. Là, la situation varie d’une ville à l’autre. À Genève, les terrasses n’auront pas la possibilité d’être chauffées. «La loi cantonale est très claire et ne permet aucune interprétation», indique Laurent Terlinchamp, président de la Société des cafetiers, restaurateurs et hôteliers. Idem à Fribourg, mais l’État va créer un groupe de travail afin de trouver une solution.

Exploitants dans le flou

Dans les cantons de Vaud, de Neuchâtel et du Valais, la loi autorise les chaufferettes pour autant qu’elles carburent au renouvelable. «C’est génial d’avoir cette possibilité, mais pour s’équiper, c’est une somme», tempère Caroline Juillerat, coprésidente de GastroNeuchâtel. Pour un appareil aux pellets, comptez un millier de francs, plus environ 10 fr. de combustible par jour. Raison pour laquelle GastroVaud comme GastroValais appellent les communes à faciliter les procédures d’installation de ces appareils, comme des tentes fermées.

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