Coronavirus en Suisse – «Cet été, s’il n’y a pas de nouveau variant, on pourra vivre normalement»

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Coronavirus en Suisse«Cet été, s’il n’y a pas de nouveau variant, on pourra vivre normalement»

L’OFSP entrevoit une sortie de crise, non sans difficultés pendant ces prochaines semaines. Le Conseil fédéral pourrait raccourcir les quarantaines et les isolements à cinq jours dès jeudi.

Tanja Stadler, présidente de la task force scientifique, indique que le pic des infections devrait être atteint dans les deux à trois prochaines semaines.

Tanja Stadler, présidente de la task force scientifique, indique que le pic des infections devrait être atteint dans les deux à trois prochaines semaines.

Capture d’écran You Tube

Près des trois quarts des infections au Covid-19 enregistrées en Suisse sont désormais liées au variant Omicron, constate l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Ce dernier estime qu’entre 3,5 et 5% de la population du pays a été infectée par le nouveau variant durant la seule semaine du 1er janvier. La Suisse a enregistré ce mardi 24’602 tests positifs au Covid-19, 129 hospitalisations ainsi que seize décès en vingt-quatre heures.

Virginie Masserey, cheffe de la section Contrôle de l’infection et programme de vaccination à l’OFSP, a résumé la situation ainsi, mardi après-midi, devant les médias à Berne: «On s’attend à ce que le nombre de cas continue à augmenter, puis se stabilise ou redescende. Mais cela va se traduire vraisemblablement par un nombre élevé d’hospitalisations.»

Pour expliquer cette accalmie, la responsable précise que les hospitalisations liées au variant Delta sont en baisse, alors que celles liées à Omicron «ne s’observent pas encore, c’est ce qui se voit dans d’autres pays d’Europe», où le système hospitalier est de nouveau sous tension à cause du nouveau variant.

Quarantaines et isolements de cinq jours?

Le Conseil fédéral doit annoncer, mercredi, la suite des opérations dans la lutte contre la pandémie. La présidente de la task force, Tanja Stalder, affirme que, vu la situation, un raccourcissement des quarantaines est «scientifiquement» envisageable. Le Conseil fédéral est justement attendu sur la question de la réduction des quarantaines à sept, voire cinq jours. Virginie Masserey a déjà lâché un indice dans l’après-midi. Selon elle, le gouvernement devrait décider «prochainement» de réviser son ordonnance sur les quarantaines. Selon le «Blick», le ministre de la Santé, Alain Berset, et ses collègues, devraient décider d’une réduction des quarantaines et des isolements pour les personnes malades à cinq jours, dès jeudi déjà. Les personnes infectées en isolement devraient toutefois ne pas ressentir de symptômes durant quarante-huit heures pour pouvoir sortir de nouveau.

Pic des infections dans deux semaines?

Le nombre de personnes hospitalisées ou prises en charge aux soins intensifs en Suisse «est relativement stable mais reste à un haut niveau», rappelle Virginie Masserey, qui affirme que ce nombre, vu la progression des infections, va continuer d’augmenter, «mais la vaccination et le booster font que les hôpitaux devraient être moins chargés que lors des précédentes vagues».

Tanja Stadler, présidente de la task force scientifique a indiqué que le nombre de cas doublait actuellement tous les huit à dix jours environ. «Si la circulation du virus reste au même niveau, nous atteindrons le pic des nouvelles infections dans les deux prochaines semaines», explique-t-elle. Mais la spécialiste se montre néanmoins optimiste: «Je pense que cet été, s’il n’y a pas de nouveaux variants et que la vaccination continue de progresser, on pourra vivre normalement», a-t-elle encore précisé.

Décision prochaine sur les quarantaines

Selon les projections de la task force, entre les infections et les vaccinations, 65 à 85% de la population suisse devraient être bien protégés contre Omicron, après la cinquième vague. Mais Tanja Stalder prévient que la progression d’Omicron pourrait mener de 80 à 300 personnes supplémentaires par semaine aux soins intensifs.

L’armée en renfort dans huit cantons

L’armée suisse est engagée dans huit cantons actuellement pour soutenir la lutte contre la pandémie. Au total, 476 personnes sont déployées, a précisé mardi Hans-Peter Walser, chef du commandement de l’Instruction de l’armée suisse. Parmi ces personnes, 135 sont des volontaires, a-t-il indiqué lors du point de presse de l’OFSP. Les huit cantons concernés sont Fribourg, Genève, le Jura, Neuchâtel, Lucerne, Nidwald, le Valais et Argovie.

(jba)

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