Intempéries à Cressier (NE) - «C’était une scène de guerre, un peu comme un bombardement»
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Intempéries à Cressier (NE)«C’était une scène de guerre, un peu comme un bombardement»

Mardi soir, des torrents de boue ont submergé le village de Cressier (NE). Le lendemain du drame, les dégâts matériels sont importants mais personne n’a été blessé.

par
Cécile Détraz

Mercredi matin, les habitants de Cressier étaient sous le choc mais avant tout solidaires.

Mediaprofil/Cécile Détraz

Au lendemain des intempéries qui ont ravagé le village, un mot était sur toutes les lèvres: «apocalypse». Mardi soir, deux rivières sont sorties de leurs lits entraînant avec elles des torrents de boue et de débris qui ont submergé la commune. «Mardi soir, c’était une scène de chaos, une scène de guerre comme après un bombardement. La route avait explosé à plusieurs endroits et des torrents d’eau s’écoulaient au travers du village», raconte Ivan Keller, chef de l’état-major de la police neuchâteloise. Mercredi matin, l’une des rivières n’était toujours pas maîtrisée et coulait encore entre les habitations.

«Si la vie humaine a été épargnée, les dégâts matériaux sont très importants et la situation ne risque pas de se résoudre en deux jours», explique Frédéric Mülheim, chef des organes de conduite régionaux.

Le lendemain du sinistre, personne ne manquait à l’appel, mais les habitants sont sous le choc. «La population est inquiète pour la suite. Ils sont privés d’eau potable et d’électricité et on ne sait pas quand est-ce qu’on pourra retrouver le courant», regrette le président de commune, Jean-Bernard Simonet. «J’avais trop peur, j’étais paniquée, témoigne une habitante encore terrifiée. J’ai vu deux personnes tomber dans un trou de boue, elles ont immédiatement été ressorties». Un peu plus loin, un habitant aide à la remise en état depuis le petit matin. «J’ai été super surpris pas l’ampleur des dégâts. J’ai vu une voiture plus haut complètement encastrée dans une façade», s’exclame-t-il. «Déjà cette nuit, un soutien psychologique a été mis en place avec des spécialistes qui ont pu s’occuper de ces personnes qui ont vécu des moments très difficiles», indique Ivan Keller.

L’inquiétude persiste dans la région

Mercredi soir, inquiète face aux prévisions météorologiques, la police neuchâteloise a demandé à la population d’évacuer les rues du village dès les premières précipitations et jusqu’à 6h aujourd’hui. Mardi soir, la police a reçu près de 500 appels en une heure et six personnes ont dû être relogées par la protection civile. Les opérations de secours ont nécessité 120 intervenants, un hélicoptère de l’armée et même un bateau pour atteindre certains bâtiments.

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