Tennis - Cette fois, Daniil Medvedev avance à visage découvert

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TennisCette fois, Daniil Medvedev avance à visage découvert

Ce n’était qu’un 2e tour contre Nick Kyrgios, mais ses futurs adversaires sont prévenus: le Russe est en mission.

par
Jérémy Santallo
Daniil Medvedev vise ouvertement la place de No 1 mondial.

Daniil Medvedev vise ouvertement la place de No 1 mondial.

Getty Images

Depuis l’expulsion du No 1 mondial Novak Djokovic, son dauphin, Daniil Medvedev, avance dans le tournoi avec les projecteurs braqués sur lui. Jeudi, pour ce qui a constitué le plus gros choc du 2e tour de cet Open d’Australie, il a passé un sacré test face à un Nick Kyrgios bien luné et plutôt affûté pour quelqu’un qui a eu le Covid il y a quelques jours. Sans compter le public hostile. Mais rien n’a fait dérailler le métronome russe, imperturbable dans la Rod Laver Arena (7-6 6-4 4-6 6-2).

Du Moscovite, c’est sans doute sa victime du jour qui en parle le mieux. «Si vous demandiez à n’importe quel joueur du circuit, il dirait probablement que c’est le meilleur du monde à l’heure actuelle, le plus constant, le plus confiant, a concédé l’Australien. Peu importe le score ou la pression qui l’entoure, il ne s’énerve jamais. Il a tellement foi en lui. Je ne peux pas être trop en colère, car il est pour moi le favori ici. C’est même pour cela que je suis incroyablement fier de ma performance.»

À 25 ans, Daniil Medvedev a changé de dimension depuis son titre à l’US Open. À Melbourne, il vise un deuxième sacre majeur. Mais pas que. «Plus vous montez dans le classement, plus vous voulez aller haut. Je suis No 2 depuis longtemps, et bien sûr que je veux devenir No 1 et remporter 25 Grands Chelems, ou quelque chose comme ça, a-t-il souri. Novak n’a pas réussi à s’aligner ici et va perdre ses points ATP. Et si j’arrive à prendre sa place, même dans ces circonstances, j’aurai quand même un certain crédit.»

«Sir Andy» reviendra peut-être

Il est plutôt du genre à voir la vie en noir, à chaud. Après la rouste que lui avait infligée Denis Shapovalov à Wimbledon, Andy Murray s’était demandé «si tout ça valait le coup». Vaincu 6-4 6-4 6-4 par le modeste mais très solide Taro Daniel (120e), l’Écossais de 34 ans à la hanche en titane n’a pas assuré qu’il reviendrait à l’Open d’Australie l’an prochain. «J’en ai envie, mais pas si je reproduis ce genre de prestation trop souvent cette saison. Être éliminé au 2e tour en Grand Chelem n’est pas quelque chose que je trouve particulièrement motivant.»

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