Référendum contre la «Lex Netflix» – «Cette loi ignore complètement la réalité de la vie des jeunes»
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Référendum contre la «Lex Netflix»«Cette loi ignore complètement la réalité de la vie des jeunes»

Les Jeunes Libéraux-Radicaux, les Jeunes UDC et les Jeunes Vert'libéraux se sont unis pour combattre la loi sur le cinéma qui vise à taxer les plateformes diffusant des films pour aider le cinéma suisse.

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ofu/comm
Yvain Genevay/Tamedia

La loi fédérale sur la culture et la promotion cinématographique, également appelée «Lex Netflix», a été adoptée par les deux Chambres fédérales lors du vote final de la session d’automne. Elle impose aux détenteurs de plateformes de streaming, comme Netflix ou Disney+, ainsi qu’aux chaînes de télévision privées d'investir chaque année au moins 4% de leur chiffre d’affaires en Suisse dans des productions helvétiques. De plus, ils seront obligés de proposer au moins 30% de films européens dans leur catalogue.

Comme annoncé à l’issue de la session d’automne, les Jeunes Libéraux-Radicaux, les Jeunes UDC et les Jeunes Vert'libéraux ont décidé de s’unir pour combattre la «Lex Netflix» en lançant un référendum. «La révision de la loi sur le cinéma est une tromperie pour les consommateurs, une attaque sur les principes libéraux, un péché politique. C'est pourquoi nous nous y opposons fermement», a affirmé Samuel Hasler, délégué des Jeunes UDC, lors d’une conférence de presse ce vendredi.

«Promouvoir la culture, une tâche de l’Etat»

Virginie Cavalli, co-présidente des Jeunes Vert’libéraux, estime pour sa part que la «Lex Netflix» est une révision de loi «injuste et discriminatoire». Le conseiller national Mike Egger (UDC/SG) trouve que la nouvelle loi «ignore complètement la réalité de la vie des gens, en particulier des jeunes». Philipp Kutter, lui aussi conseiller national (Centre/ZH) est de l’avis que «la promotion de la culture est une tâche de l'État qui doit être financée par les impôts».

Lors des débats parlementaires, les défenseurs de la «Lex Netflix» avaient estimé que cette loi garantit davantage d’égalité entre l’industrie du film suisse et les géants tels que Netflix. La conseillère nationale Sandra Benguerel (PS/GR) avait ainsi argumenté: «De nos jours, des détenteurs de plateforme étrangers font d’importants bénéfices en Suisse, qui partent simplement à l’étranger.» Selon elle, il est important de soutenir le cinéma suisse afin de «transmettre des valeurs culturelles de notre pays».

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