Actualisé 23.05.2019 à 08:33

Energy Challenge

Cette start-up veut rendre la blockchain plus verte

La start-up brésilienne InterlockLedger entend exploiter le potentiel de la technologie blockchain tout en réduisant massivement la consommation énergétique de cette dernière.

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L'intérêt pour la blockchain a explosé ces dernières années. La base de données décentralisée consomme de plus en plus d'énergie à mesure que le réseau s'étend. La start-up brésilienne InterlockLedger veut rendre la blockchain plus «verte» en évitant autant que possible le stockage de données inutiles dans le processus.

L'intérêt pour la blockchain a explosé ces dernières années. La base de données décentralisée consomme de plus en plus d'énergie à mesure que le réseau s'étend. La start-up brésilienne InterlockLedger veut rendre la blockchain plus «verte» en évitant autant que possible le stockage de données inutiles dans le processus.

20 Minuten / sts
Ricardo Orsi, CEO de InterlockLedger, a présenté l'idée de son équipe à l'occasion de la F10 Demo Day à Zurich. La start-up brésilienne est actuellement en pourparlers avec des partenaires suisses et des sociétés financières établies afin de réaliser le rêve de la blockchain verte.

Ricardo Orsi, CEO de InterlockLedger, a présenté l'idée de son équipe à l'occasion de la F10 Demo Day à Zurich. La start-up brésilienne est actuellement en pourparlers avec des partenaires suisses et des sociétés financières établies afin de réaliser le rêve de la blockchain verte.

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Depuis plusieurs années, la Suisse joue un rôle de premier plan dans le développement de la blockchain où de nombreuses entreprises, associations et fondations y ont leur siège. La photo montre un distributeur automatique de bitcoin chez Crypto Valley Labs à Zoug.

Depuis plusieurs années, la Suisse joue un rôle de premier plan dans le développement de la blockchain où de nombreuses entreprises, associations et fondations y ont leur siège. La photo montre un distributeur automatique de bitcoin chez Crypto Valley Labs à Zoug.

Keystone/Alexandra wey

En 2008, sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto, un auteur ou un collectif d'auteurs dont l'identité n'est pas encore identifiée à ce jour, a publié un traité sur le bitcoin et la technologie blockchain sous-jacente. L'intérêt des médias et du public était alors important: observateurs euphoriques des marchés financiers, fans de technologie, directeurs des innovations et futurologues ont prédit que les monnaies cryptographiques, comme le bitcoin supprimeraient l'argent liquide dans le monde entier et que le travail des banquiers deviendrait superflu à moyen terme en raison de l'avancée rapide de la numérisation et de l'automatisation grâce à la blockchain. Une dizaine d'années plus tard, les deux scénarios sont encore loin de la réalité. Cependant, la Suisse joue un rôle de premier plan depuis plusieurs années, dans le développement de la blockchain où de nombreuses entreprises, associations et fondations y ont leur siège.

Selon la plate-forme «More than Digital», la blockchain est une base de données fortement cryptée répartie entre des milliers de serveurs, où chaque entrée est vérifiée par les autres utilisateurs. Le cryptage garantit que les données sont protégées contre tout accès non autorisé et la vérification mutuelle conduit à une plus grande sécurité. Jusqu'à présent, la blockchain a principalement été utilisée dans le secteur bancaire pour les paiements et les transactions. Toutefois «More than Digital» offre également un large éventail d'applications pour la blockchain en dehors du secteur financier: «En particulier pour les musiciens, les écrivains et autres artistes, la blockchain pourrait être très utile. Les copies piratées et leur distribution rapide sur internet rendent de plus en plus difficile les gains financiers dans le secteur du divertissement. Grâce à la technologie blockchain, le contenu créé pourrait être distribué et payé immédiatement dès qu'il est utilisé», selon ce qui est écrit dans le blog.

Les coûts et la consommation d'énergie augmentent à chaque nouvelle transaction

Tant dans le secteur informatique que dans le secteur financier, les blockchains sont souvent critiquées pour la forte consommation de ressources. Le coût total et la consommation d'énergie augmentent avec le développement du réseau car les utilisateurs doivent examiner chaque entrée et chaque transaction, et ceci s'intensifie continuellement.

L'intérêt pour les monnaies cryptographiques basées sur la blockchain, telles que le bitcoin ou l'ethereum, a fortement augmenté ces dernières années, entraînant une croissance massive du réseau blockchain et par conséquent, une hausse des coûts et de la consommation d'énergie.

Il y a aussi cependant des tendances opposées: la start-up brésilienne InterlockLedger veut rendre la blockchain plus «verte» en évitant autant que possible les processus et le stockage de données inutiles.

«Sur les plates-formes traditionnelles de blockchain, les agents – appelés mineurs – doivent traiter et valider chaque transaction individuelle afin de décider quelles informations ajouter. Ce qui exige beaucoup de ressources. Normalement, ces ressources sont générées par des monnaies électroniques, qui sont ensuite converties en moyens réels tels que l'argent pour financer les transactions et les processus. Pour éviter que le système ne s'effondre, vous devez alimenter le réseau avec de plus en plus de ressources, ce qui entraîne une consommation d'énergie de plus en plus élevée. Nous voulons enlever à l'ensemble du processus les données superflues, de sorte que chaque transaction ne nécessite que la quantité de données absolument nécessaire. Cela rend la technologie plus efficace et consomme moins d'énergie» explique Ricardo Orsi, cofondateur et CEO de InterlockLedger. L'équipe d'Orsi a déjà écrit plus de 100'000 lignes de code.

Une start-up brésilienne révolutionne la blockchain à Zurich

InterlockLedger, originaire du Brésil a suivi le programme de soutien au lancement de F10 FinTech Incubator & Accelerator à Zurich. Parmi plus de 300 candidatures, 15 équipes innovantes issues de 6 pays ont été sélectionnées. Elles ont, selon la pépinière de talents zurichoise, le potentiel de «révolutionner le secteur financier». La start-up brésilienne restera à Zurich après la fin du programme. «Nous apprécions le talent d'organisation ainsi que l'ordre et la fiabilité des Suisses» a déclaré Orsi à l'occasion de la F10 Demo Day à Zurich. InterlockLedger est actuellement en pourparlers avec des partenaires potentiels et des institutions financières renommées pour réaliser le rêve de la blockchain verte.

Energy Challenge 2019

L'Energy Challenge est une campagne nationale menée par des entreprises suisses avec le soutien de SuisseEnergie. Son objectif est de mieux faire connaître la thématique de l'énergie à la population suisse et de l'inciter à économiser l'énergie de manière ludique. En tant que partenaire média, 20 minutes se penche sur la thématique de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables avec des reportages, des interviews et des conseils pratiques sur la mobilité, l'alimentation, les appareils électroniques, les voyages et la rénovation énergétique. Retrouvez toutes les informations sur l'Energy Challenge 2019 ainsi que des concours avec des prix d'une valeur totale de 200'000 francs sur l'application officielle disponible sur Android et iOS.

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