Espagne: Ceuta et Melilla: plus de places pour les migrants
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EspagneCeuta et Melilla: plus de places pour les migrants

Face à l'augmentation massive des arrivées, Madrid va doubler la capacité des centres d'accueil dans ses deux enclaves africaines.

Selon le gouvernement espagnol, plus de 26'000 personnes pourront être accueillies entre avril 2017 et mai 2018 à Ceuta et Melilla, les deux seules frontières terrestres de l'Union européenne avec l'Afrique. (Photo d'archives)

Selon le gouvernement espagnol, plus de 26'000 personnes pourront être accueillies entre avril 2017 et mai 2018 à Ceuta et Melilla, les deux seules frontières terrestres de l'Union européenne avec l'Afrique. (Photo d'archives)

AFP

L'Espagne va doubler la capacité des centres d'accueil de migrants dans ses enclaves en territoire marocain de Ceuta et Melilla, a annoncé vendredi le gouvernement. Cela afin de faire face à une augmentation massive des arrivées.

Le gouvernement a triplé, de 83 à 268 millions d'euros (de 88 à 286,8 millions de francs), le budget de ces centres. Le nombre de places pourra ainsi passer de 4500 à 8500, selon un communiqué du ministère de l'Emploi. Cela permettra, selon le gouvernement, d'accueillir plus de 26'000 personnes entre avril 2017 et mai 2018 à Ceuta et Melilla, les deux seules frontières terrestres de l'Union européenne avec l'Afrique.

La mesure a été prise car le nombre de demandes d'asile en Espagne «a augmenté très nettement», a expliqué le porte-parole du gouvernement, Iñigo Méndez de Vigo, à la sortie du conseil des ministres. «Ces deux dernières années, il y a eu 42'264 demandes, nous sommes le cinquième pays de l'Union européenne en termes de demandes», a-t-il ajouté. Sept mille d'entre elles ont été acceptées.

Tensions entre le Maroc et l'UE

Depuis le début de l'année, Ceuta a été le lieu de tentatives d'entrées massives de migrants africains. En février, 850 sont parvenus à passer en seulement quatre jours. Situées sur la côte nord du Maroc, Ceuta et Melilla, qui n'avaient plus connu d'entrées aussi massives depuis le milieu des années 2000, sont entourées par des kilomètres de clôtures renforcées.

A leur arrivée en territoire espagnol, les migrants se rendent à ces centres d'accueil (CETI), où ils reçoivent soins médicaux et nourriture, et peuvent présenter une demande d'asile. Mais des ONG de défense des droits de l'homme y dénoncent les conditions de séjour.

Ces vagues d'entrées massives coïncident avec une période de tensions entre le Maroc et l'Union européenne sur l'interprétation d'un accord de libre-échange. Rabat a menacé à demi-mot de relâcher ses contrôles migratoires. L'Espagne s'est engagée en septembre 2015 à recevoir en deux ans, en plus de ceux qui arrivent sur son territoire, plus de 17'000 candidats à l'asile déjà admis dans d'autres pays, mais elle n'en a pour l'instant accueilli qu'environ 1100. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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