France: «Ceux qui parlent d'une invasion sont des manipulateurs»
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France«Ceux qui parlent d'une invasion sont des manipulateurs»

François Hollande a dénoncé l'attitude de ceux, notamment au sein du FN, qui prétendent que la France sera «envahie» par les réfugiés.

«La France n'est pas soumise à un afflux de réfugiés et ceux qui prétendent que nous serions envahis sont des manipulateurs» a lancé le président français.

«La France n'est pas soumise à un afflux de réfugiés et ceux qui prétendent que nous serions envahis sont des manipulateurs» a lancé le président français.

Le président François Hollande a qualifié jeudi à Bruxelles de «manipulateurs» et de «falsificateurs» ceux qui en France «prétendent que nous serions envahis» par un afflux de réfugiés, visant le parti d'extrême-droite Front national et une partie de la droite française.

«En termes de nombre, aujourd'hui, la France n'est pas soumise à un afflux de réfugiés et ceux qui prétendent que nous serions envahis sont des manipulateurs, des falsificateurs, qui le font pour des raisons purement politiques, pour faire peur», a affirmé le président français lors d'une conférence de presse à l'issue d'un sommet européen consacré à la crise migratoire.

«Aujourd'hui où vont les réfugiés? Essentiellement en Allemagne, en Autriche et en Suède. L'Allemagne (...) a accueilli depuis le début de l'année plus de 500'000 personnes et le pays qui, rapporté à sa population, fait le plus pour les réfugiés, c'est la Suède», a observé François Hollande. Il a aussi rappelé que la France s'était, elle, engagée à accueillir sur deux ans 24'000 personnes.

Dérives xénophobes

Le 8 octobre, sur le site mémoriel du camp de déportation des Milles, près d'Aix-en-Provence (sud-est), le chef de l'Etat avait déjà dénoncé des dérives xénophobes, alors que la crise migratoire exacerbe le débat politique en France sur le thème de l'immigration.

«la République ne connaît pas de races ni de couleurs de peau», avait-il notamment affirmé, en réplique à des propos de l'eurodéputée Nadine Morano (Les Républicains, droite) sur la France qui serait un «pays de race blanche».

Il avait évoqué «l'intolérance qui conduit à la discrimination, l'ignorance qui nourrit la haine, l'indifférence qui tolère ces dérives».

La veille, devant le Parlement européen à Strasbourg, il avait répliqué à la présidente du Front national Marine Le Pen qui l'accusait d'être à «la remorque» de l'Allemagne face à la crise des migrants.

«La souveraineté n'a rien à voir avec le souverainisme. La souveraineté européenne, c'est d'être capable de décider pour nous-mêmes et d'éviter que ce soit le retour aux nationalismes, aux populismes, aux extrémismes», avait plaidé le président français. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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