Présidentielle française: «Ceux qui se rapprochent du FN seront exclus»
Actualisé

Présidentielle française«Ceux qui se rapprochent du FN seront exclus»

François Baroin, chef de campagne des Républicains, a mis en garde tous ceux qui s'aviseraient de soutenir Le Pen ou Macron.

1 / 114
Le nouveau président sera vite confronté à un défi majeur: sceller une majorité claire aux législatives des 11 et 18 juin. (Lundi 8 mai 2017)

Le nouveau président sera vite confronté à un défi majeur: sceller une majorité claire aux législatives des 11 et 18 juin. (Lundi 8 mai 2017)

AFP
Des manifestations anti-Macron ont eu lieu à Paris lundi, à l'appel du collectif «Front social» et des syndicats. (Lundi 8 mai 2017)

Des manifestations anti-Macron ont eu lieu à Paris lundi, à l'appel du collectif «Front social» et des syndicats. (Lundi 8 mai 2017)

AFP
François Hollande et Emmanuel Macron déposent une gerbe ensemble sous l'Arc de Triomphe pour ouvrir les commémorations du 8 mai 1945. (lundi 8 mai 2017)

François Hollande et Emmanuel Macron déposent une gerbe ensemble sous l'Arc de Triomphe pour ouvrir les commémorations du 8 mai 1945. (lundi 8 mai 2017)

AFP

Le parti Les Républicains (LR) exclura les élus qui appellent à voter Marine Le Pen au second tour de la présidentielle ou qui se rapprochent d'Emmanuel Macron en vue des législatives de juin, a prévenu mercredi François Baroin, chargé de conduire la campagne LR.

«La règle va être très claire: tous ceux qui se rapprochent du Front national seront exclus, pour la présidentielle et pour les législatives», a dit le sénateur-maire de Troyes sur RTL. «J'ajoute que tous ceux qui se rapprochent de Macron avant les législatives: même tarif».

Le parti est sorti fragilisé d'une campagne présidentielle marquée par les affaires judiciaires qui ont éclaboussé son candidat François Fillon. Son élimination à l'issue du premier tour a ravivé le débat récurrent au sein du parti entre l'aile modérée et le flanc droitier, divisés sur la nécessité d'appeler à voter pour Emmanuel Macron pour faire barrage à Marine Le Pen au second tour.

Eviter une «guerre des chefs»

Ces tiraillements ont une nouvelle fois émaillé le bureau politique qui s'est réuni mardi à Paris, à cinq semaines du premier tour des législatives. «Nous devons éviter» une nouvelle guerre des chefs, souligne Eric Woerth, chargé du projet législatif LR, dans les colonnes du Parisien mercredi.

«Chaque mot qui divise affaiblit nos candidats aux législatives et ça c'est désastreux», a dit l'ancien ministre du Budget. «On gagnera ensemble ou on perdra divisé». Un sentiment partagé par le président LR du Sénat Gérard Larcher qui met en garde, dans une interview au Figaro, contre les «stratégies personnelles».

Après la débâcle de la présidentielle, la droite espère emporter la majorité les 11 et 18 juin et imposer une cohabitation au futur président de la République. «Nous serons groupés, nous serons unis, nous serons rassemblés, nous serons forts, et vous aurez une troisième surprise et cette surprise, c'est que nous gagnerons les législatives», a souligné M. Baroin.

Projet d'alternance

«Nous sommes le dernier pôle de stabilité dans un chamboule-tout complet et nous serons en situation parce que la très grande majorité des Français (...) veulent une alternance, un changement et ils ne l'auront pas avec Macron», a-t-il ajouté.

Le projet des Républicains pour les législatives, qui sera présenté la semaine prochaine aux instances du parti, vise à offrir «un projet de redressement et d'alternance sans équivoque».

«Nous allons mener une campagne qui sera la mère des batailles puisqu'au fond Emmanuel Macron a gagné la bataille de l'ambiguïté, il perdra la bataille de la clarté», a dit François Baroin. (nxp/ats)

(NewsXpress)

Ton opinion