Actualisé 28.08.2011 à 00:20

Super LeagueChagaev pète de nouveau un cable

Le financier de Neuchâtel Xamax Bulat Chagaev a franchi un nouveau cap hier soir après la rencontre entre son club et Lausanne-Sport (2-2). Le Tchétchène, entouré de gardes du corps armés, a menacé ses employés.

de
Marc Fragnière, Neuchâtel
Bulat Chagaev a laissé éclater une nouvelle fois sa colère, ce samedi soir après le match nul concédé par Xamax (2-2) face à Lausanne, à la Maladière

Bulat Chagaev a laissé éclater une nouvelle fois sa colère, ce samedi soir après le match nul concédé par Xamax (2-2) face à Lausanne, à la Maladière

C'est complètement abasourdis que les «rouge et noir» ont timidement quitté leur vestiaire, une fois le show de Bulat Chagaev terminé. Jetant un regard méfiant aux alentours, une première grappe de joueurs s'est risquée à quitter les lieux.

Parlant à voix basse et visiblement très choqués, des membres de la première équipe neuchâteloise ont évoqué le coup de sang de leur dirigeant. «Un jour, il va tous nous tuer», a chuchoté un Xamaxien à ses collègues. Repérant ensuite l'intrus journaliste à leurs côtés, un de ses coéquipiers a finalement accepté de raconter la scène, sous couvert de l'anonymat.

«Ca ne peut pas durer ainsi, a-t-il clamé, c'est impossible de travailler dans ces conditions. Personne n'est en confiance. C'est à un point que si l'on fait une mauvaise passe ou que l'on rate un contrôle, on a peur de ce qui peut se passer ensuite».

«Aujourd'hui, il y a presqu'eu une bagarre avec le coach. M. Caparros lui a répondu et les gardes du corps de M. Chagaev ont empêché le Tchétchène de lui sauter au cou. Il faut qu'on réagisse en équipe. Cette situation est insupportable. Les nouveaux ont été menacés, particulièrement Bikana», a encore dit notre interlocuteur.

Les larmes aux yeux, un autre joueur a confié: «On est habitués. A chaque match ou presque on reçoit des menaces. C'est vraiment difficile à vivre».

Peu après la fin de la partie, le nouveau service de sécurité de Xamax a prié les journalistes de s'installer en salle de presse ou de rester en zone mixte, le couloir reliant les deux endroits leur étant formellement interdit pour une durée indéterminée.

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