Actualisé 03.02.2011 à 22:21

Football - Super League

Challandes:«Je savais où je mettais les pieds»

L'entraîneur de Sion Bernard Challandes fait le point à deux jours de la reprise de la Super League. Sans cesse placé sous pression par son président, il a appris à s'en accommoder.

de
Grégory Beaud
Le technicien neuchâtelois gère tant bien que mal les sautes d'humeur de Christian Constantin.

Le technicien neuchâtelois gère tant bien que mal les sautes d'humeur de Christian Constantin.

Le microcosme sédunois est ainsi fait qu'une quatrième place à l'issue de la phase aller ne suffit pas à son président Christian Constantin. Par voie de presse, l'homme fort de Tourbillon a tancé son entraîneur Bernard Challandes, pour éviter qu'il ne se repose sur ses lauriers. Durant la trêve hivernale, «CC» a placé un préparateur mental aux côtés de l'ancien coach de Zurich.

«En venant à Sion, je savais où je mettais les pieds, a ironisé le Neuchâtelois. Si je voulais être au calme, je ne serais pas venu à Tourbillon.» Si la mise sous pression perpétuelle est un art de vivre au-delà de la Porte d'Octodure, il confesse avoir déjà connu cela à Zurich: «Un quotidien avait publié une photo de moi en hockeyeur, pour montrer le mauvais choix du FCZ. Je n'aime pas être pris pour un rigolo. Là-bas, le président était plus calme. Chaque club a ses spécificités.»

Quatrième à six points du leader Lucerne, le FC Sion peut viser une place en Coupe d'Europe. «Nous en contenter n'est pas la volonté du président, ni celle des joueurs et encore moins la mienne, a tonné Bernard Challandes. Si la ma­nière de le dire diffère entre le président et moi, au final le but est le même: gagner.»

En plus d'un titre de champion qui n'a rien d'utopique, les pensionnaires de Tourbillon peuvent envisager un sacre en Coupe, deux ans après le dernier pèlerinage victorieux à Berne. Ce printemps, les objectifs seront multiples en Valais. De quoi peser en­core plus sur les épaules de Bernard Challandes.

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