Actualisé 27.07.2011 à 16:03

Finale de la Coupe de Suisse Challandes: «un véritable enfer»

Rendu «fou» par ces deux buts en six minutes, Bernard Challandes reconnaissait, à l'heure de l'analyse, la supériorité du FC Sion. Mais il nourrissait un regret.

Bernard Challandes est très déçu du comportement de son équipe.

Bernard Challandes est très déçu du comportement de son équipe.

«Il y avait quelque chose à faire aujourd'hui. En revenant à 2-1, tout aurait été peut-être à nouveau possible, lançait-il. Sion n'était pas serein en fin de match. Les Sédunois n'avaient pas réussi à faire le break. Mais nous tirons sur le poteau. Et l'arbitre n'a pas le courage de donner le rouge à Sio...»

Bernard Challandes expliquait la pauvreté du jeu de son équipe par l'entame de match. «Mes joueurs ont vécu un véritable enfer, avoue-t-il. On ne peut pas donner ainsi deux buts au FC Sion dans une finale de Coupe ! Nous avons parlé toute la semaine de la force du FC Sion sur les balles arrêtées. J'ai entraîné cette équipe pendant huit mois. J'ai compris que Vanczak était le meilleur joueur de tête du pays. Je savais ce qui nous attendait. Nous étions avertis. Mais nous n'avons pas su être guerriers dans ces situations».

Bernard Challandes ne sait pas quel sera son avenir. Son contrat n'allait pas au-delà de sa finale. «Si je l'avais gagnée, j'aurais sans doute fait un pas vers une reconduction», glisse-t-il. Une reconduction à laquelle il serait favorable. La balle est dans le camp de M. Chagaev.

Laurent Roussey, lui aussi, n'a pas encore de contrat pour la saison prochaine. Il est toutefois acquis que le Français restera à la tête du FC Sion. Cette victoire en Coupe devrait balayer ses dernières hésitations. «J'ai compris aujourd'hui qu'il n'est pas anormal que Sion remporte toutes ses finales. On sent une force qui donne des ailes à l'équipe et qui perturbe l'adversaire. Tous les Valaisans méritent que l'on ramène cette Coupe».

L'ancien enfant prodige de St-Etienne reconnaît toutefois que ses joueurs ont quelque peu failli après le repos. «Ils ont manqué de fraîcheur. Nous aurions dû être encore plus à l'abri avant la mi-temps, lâche-t-il. Nous ne pouvons pas être satisfaits du jeu présenté. Mais en finale, il n'y a qu'une seule chose qui importe: la victoire !» (ats)

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