Actualisé 02.03.2016 à 16:44

VaudChalom a été euthanasié mardi soir

Le Conseil d'Etat a ordonné la mise à mort du chien jugé dangereux. Les députés avaient classé dans l'après-midi une pétition qui demandait sa grâce.

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frb/cge

Il n'y a pas eu de dernière chance pour Chalom. Le hovawart de 8 ans a été endormi mardi soir sur ordre du Canton, selon «24 heures». Quelques heures auparavant, les députés vaudois avaient classé une pétition qui demandait de le gracier.

Le chien était considéré comme dangereux. Il avait mordu à quatre reprises entre 2008 et 2012. Le vétérinaire cantonal avait ordonné son euthanasie cet été-là. Mais son ancien propriétaire s'est toujours battu pour le sauver. La mise à mort a été confirmée depuis par la justice vaudoise et le Tribunal fédéral. L'animal attendait son sort dans les locaux de la SVPA.

Une première demande de grâce n'avait pas été prise en compte, sous prétexte qu'elle ne pouvait porter sur une bête. Un recours était pendant au Tribunal cantonal contre cette décision d'irrecevabilité. C'est précisément parce qu'une procédure est toujours en cours que les défenseurs de Chalom fustigent la décision de la ministre Jacqueline de Quattro d'ordonner la mise à mort du chien. «Elle avait affirmé que rien ne serait fait avant la fin de la procédure. Elle n'a pas tenu parole», tonne le député Marc Oran, qui s'est battu pour tenter de sauver le hovawart. L'élu assure que cette décision ne restera pas sans conséquence: «Nous sommes scandalisés et il y aura des réactions. C'est affreux car c'est ce pauvre chien qui paie pour les erreurs des êtres humains. Nous allons nous battre avec tous les moyens légaux possibles!»

Contactée par «20 minutes», Jacqueline de Quattro affirme que «la décision du Tribunal fédéral de janvier 2015 était exécutoire. Nous aurions pu faire endormir l'animal à ce moment-là, mais nous avons choisi de respecter le propriétaire et les défenseurs de l'animal, et donc d'attendre la décision du Grand Conseil concernant la pétition, qui contenait justement une demande en grâce.» La conseillère d'Etat assure qu'il n'y avait pas d'autre solution pour ce chien: «Dans ce dossier, nous avons étudié toutes les options possibles, y compris le placement de l'animal chez un autre propriétaire. Le Tribunal fédéral a cependant lui-même exclu cette éventualité en raison de la dangerosité avérée de l'animal, nous devions donc faire appliquer la décision de la plus haute autorité judiciaire du pays.»

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