Football - Mondial 2018: Changer le moins possible une équipe qui gagne
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Football - Mondial 2018Changer le moins possible une équipe qui gagne

Vladimir Petkovic ne changera plus, maintenant. Son équipe est à son image et elle ne devrait surprendre personne samedi vers 18 heures.

par
rca

Traduction des propos de Petkovic: "La Lettonie a fait un bon match contre le Portugal, mais aussi contre les autres opposants de ce groupe. Ce sera bien sûr un adversaire très difficile à jouer. Leur sélectionneur a des statistiques positives et son équipe est bien organisée. Samedi, on veut imposer notre jeu et tenter de gagner les trois points."

Si le message n'était pas encore assez clair, il a été martelé encore à de nombreuses reprises vendredi, en conférence d'avant-match au Stade de Genève. La Suisse ne veut surtout pas prendre de haut la Lettonie. Pas réputé pour tenter des coups tactiques, Vladimir Petkovic ne devrait donc pas non plus se réinventer une tactique juste pour l'occasion.

Un seul match

Et comme on ne change pas un schéma qui gagne, la Suisse disputera une seule partie lors de cette trêve internationale, au cours de laquelle la plupart des autres équipes européennes en joueront deux (Allemagne, Angleterre, France, Portugal, Italie...). Pas de match amical donc, pour une formation qui déborde pourtant de joueurs en manque de temps de jeu. C'est un choix et il avait payé à l'automne dernier à Lugano (2-0 contre les Iles Féroé).

Cela fait tout de même quatre mois que les joueurs de la Nati n'ont plus évolué ensemble. Pas un soucis, selon Yann Sommer et Admir Mehmedi. «C'est important de 'switcher' entre le club et l'équipe nationale, a dit le gardien. Que tu laisses les choses de l'équipe de côté et après, il n'y a plus que la sélection qui compte. Notre groupe sait faire ça très bien. Tu laisses les bonnes et les mauvaises choses de côté et il n'y aura pas de problème. On a eu une bonne semaine d'entraînement à Lausanne.»

Gelson plutôt que Remo?

«C'est vrai que ça fait un moment qu'on ne s'était pas revus, a enchaîné Mehmedi. Mais je crois que tout le monde était content d'être ici. On a vu, dans la semaine, qu'on était très concentrés et qu'on a bien travaillé.» La seule chose qui changera vraiment, à la Praille, c'est l'absence à mi-terrain de Valon Behrami. Parce que le joueur de Watford est capitaine et le vrai leader mental de cette équipe de Suisse. Petkovic n'a pas souhaité dévoiler qui sera son remplaçant, concédant simplement qu'il serait choisi entre Gelson Fernandes et le néophyte Remo Freuler. Pas une grande confidence au premier abord, mais pour le sélectionneur suisse, c'est déjà un sacré aveu.

Sommer, lui, n'a pas préparé le match d'une façon bien particulière, même s'il risque d'être bien plus sollicité au pied par ses défenseurs soucieux de relancer proprement, que par les tirs des attaquants lettons. «Ca ne change absolument rien, a confirmé le dernier rempart du Borussia Mönchengladbach. Quelle que soit l'adversaire qui se présentera en face de nous, la préparation est la même. On est à chaque fois sérieux, on est tout le temps concentrés. Comme on le répète depuis des jours, il n'y a pas d'adversaires faciles. Contre la Lettonie, on devra de toutes façons être bien dans le match.» Et enfin marquer plein de buts?

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