Chantal Thomass, un hymne à la beauté des femmes
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Chantal Thomass, un hymne à la beauté des femmes

Depuis près de trente ans, Chantal Thomass met la lingerie sens dessus dessous. Portrait.

Son premier soutien-gorge, elle l'a reçu des mains de sa maman vers l'âge de 12 ans. Et elle n'a pas aimé. «Il était blanc, une couleur que je ne porte jamais. Et, dans les années 1960, le soutien-gorge était considéré comme quelque chose de fonctionnel, qui comprimait même le corps des femmes. Je n'en ai plus porté jusqu'à l'âge de 25 ans», explique la créatrice française.

De la lingerie pratique, Chantal Thomass n'en a jamais dessiné. Elle, depuis toujours, veut de la fantaisie et de la beauté dans les dessous, qu'elle n'hésite pas à faire porter dessus. «Souvent les hommes ne font même pas attention à la lingerie de leurs compagnes, mais pour moi c'est un élément très important qui les aide à se sentir belles.»

Guêpières, porte-jarretelles, corsets, Chantal Thomass essaie toutes ses créations avant de les mettre sur le marché. «Mais au quotidien, je ne porte pas souvent de porte-jarretelles, car cela ne correspond pas à mon mode de vie.» Il y a vingt ans, cette grande dame de la mode a été l'une des premières à poser un regard ludique sur les sous-vêtements masculins. Mais l'aventure a tourné court, faute d'avoir été trop en avance sur son temps. «Pour moi, un homme doit rester masculin. Les slips transparents, je trouve que c'est un peu too much.

Catherine Hurschler

Chantal Thomass dédicacera, entre 14 h et 16 h, son livre «Plumes et dentelles» au Globus Genève

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