Actualisé 13.03.2013 à 10:57

JordanieCharles et Camilla visitent un camp de réfugiés

Le couple royal s'est rendu dans ce camp géré par l'ONU, près de la frontière syrienne, et qui accueille quelque 1000 Syriens ayant fui la guerre dans leur pays

Le prince Charles et son épouse Camilla ont visité mercredi matin un camp de réfugiés syrien dans le nord de la Jordanie dans le cadre d'une tournée au Moyen-orient, a indiqué un responsable jordanien «Des responsables de l'ONU les ont informés de la situation» des réfugiés, a-t-il ajouté.

Plus tard mercredi, lors de leur seconde journée en Jordanie, le prince Charles et Camilla doivent se rendre dans la ville gréco-romaine de Jerash, dans le nord du pays, avant de poursuivre leur tournée dans la région, au Qatar, en Arabie saoudite puis à Oman.

D'après les autorités jordaniennes, le royaume hachémite, qui partage avec la Syrie une frontière de plus de 370 km, accueille près de 436.000 réfugiés syriens et ce chiffre pourrait atteindre les 700'000 d'ici fin 2013.

Le camp Zaatari, situé dans une région désertique du nord du pays, en héberge à lui seul près de 120'000.

Les enfants utilisés sur la ligne de front par les deux parties

Les enfants sont de plus en plus utilisés sur la ligne de front en Syrie, les deux parties en conflit n'hésitant pas à s'en servir comme soldats ou même boucliers humains, dénonce mercredi une organisation de défense des droits de l'Homme. «Deux millions d'enfants coincés en Syrie sont les victimes innocentes» d'un conflit sanglant, déplore de façon plus générale Save the children dans un rapport publié à l'occasion des deux ans de guerre en Syrie.

Ces enfants «risquent en permanence la malnutrition, la maladie, le traumatisme», ajoute cette ONG basée en Grande-Bretagne.

Ils sont "de plus en plus mis directement en danger lorsqu'ils sont recrutés par les groupes armés et les forces" gouvernementales. Les deux parties du conflit ont tendance à les recruter "comme messagers, gardes, informateurs ou combattants", précise-t-elle.

«Pour beaucoup d'enfants et leur famille, c'est vu comme une source de fierté. Mais des enfants sont recrutés de force dans des opérations militaires, et certains âgés de seulement 8 ans ont été utilisés comme boucliers humains», ajoute l'ONG.

Des milliers d'enfants ont connu la malnutrition, et des millions ont dû fuir leur maison, certains vivant dans des granges, des parcs, et parfois même dans des grottes.

«Pour des millions d'enfants syriens, l'innocence de l'enfance a été remplacée par la cruelle réalité de tenter de survivre à la guerre», indique Carolyn Miles, la présidente de Save the Children.

«Beaucoup vivent désormais dehors, luttant pour trouver de quoi manger, sans médicaments adaptés s'ils tombent malades ou sont blessés». «Nous ne pouvons permettre qu'une telle situation perdure; les vies de trop d'enfants sont en jeu», ajoute-t-elle.

L'ONG appelle toutes les parties à autoriser l'accès aux zones de conflit et au gouvernements des pays étrangers de tenir leurs promesses de dons de 1,5 milliard de dollars d'aide humanitaire.

(afp)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!