Actualisé 04.04.2008 à 04:46

Chavez propose d'aller avec Sarkozy chercher Ingrid Betancourt

Le président du Venezuela Hugo Chavez a proposé jeudi soir d'aller, avec son homologue français Nicolas Sarkozy, «chercher Ingrid Betancourt» en Colombie.

«Je serais disposé à aller, avec Sarkozy, chercher Ingrid», a indiqué Hugo Chavez dans un message diffusé par les chaînes de radio et de télévision vénézuéliennes, dévoilant le contenu d'un entretien téléphonique qu'il a eu mercredi avec le président français.

Faire appel à Bush

M. Chavez a par ailleurs suggéré à Nicolas Sarkozy de faire également appel au président américain George W. Bush pour faciliter l'échange humanitaire entre 39 otages des FARC, dont Ingrid Betancourt et trois Américains, et quelque 500 guérilleros emprisonnés.

«J'ai recommandé à Sarkozy de parler avec le président des Etats- Unis qui peut faire beaucoup là-bas» (en Colombie), a-t-il indiqué sans autre précision.

Nicolas Sarkozy a lancé mardi un appel au chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) Manuel Marulanda pour qu'il libère immédiatement l'otage franco-colombienne «en danger de mort imminente».

Mission humanitaire

Depuis jeudi matin, une mission humanitaire française se trouve en Colombie, où elle est arrivée par un avion français Falcon 50, prêt à décoller pour se rendre à San Jose Guaviare (sud-est), située dans la région où se trouverait Mme Betancourt.

Pour Hugo Chavez, «la situation est extrêmement compliquée» car les FARC n'ont pas répondu à l'initiative française. «Nous sommes prêts à soutenir cette mission humanitaire comme nous l'avons fait précédemment, mais bien sûr la situation est très compliquée», a-t- il expliqué.

Pas de libération sans échange

Un haut dirigeant des FARC, Rodrigo Granda, a affirmé jeudi qu'il n'y aurait pas de libérations d'otages sans échange avec des guérilleros emprisonnés, dans un communiqué diffusé sur internet par l'Agence bolivarienne de presse (ABP).

Auparavant l'agence ANNCOL, proche des FARC, a qualifié jeudi «d'ingénu» le président Sarkozy, en commentant sa décision d'envoyer une mission humanitaire sans avoir obtenu d'accord préalable avec la guérilla.

(ats)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!